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Dacia : Découvrez les 4 modèles 100 % électriques que la marque prépare

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La marque Dacia, réputée pour son positionnement de « casseur de prix » et son accessibilité, s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire. Longtemps réticente face au coût plus élevé des véhicules électriques comparé à ses modèles thermiques ou GPL, l’entreprise roumaine, sous l’égide du groupe Renault, n’a désormais plus le choix. La pression réglementaire pour la réduction de l’empreinte carbone et l’évolution du marché poussent Dacia vers une transformation inévitable. Lors de la présentation de son ambitieux plan Futuready, la marque a levé le voile sur l’arrivée de quatre nouveaux modèles 100 % électriques à l’horizon 2030. Cette annonce marque un virage stratégique majeur, promettant une diversification significative de son offre au-delà de la citadine Spring. Le constructeur entend ainsi concilier son ADN de simplicité et de prix contenus avec les exigences de la mobilité électrique, ouvrant la voie à une nouvelle génération de véhicules zéro émission abordables et pertinents pour le marché européen. Les détails de cette offensive électrique, jusqu’alors gardés secrets, commencent enfin à émerger, dessinant le futur d’une marque qui ne cesse de surprendre.

En bref :

  • Dacia s’engage fermement dans la transition énergétique avec quatre modèles 100 % électriques confirmés d’ici 2030.
  • L’Evader, une citadine électrique abordable sous les 18 000 €, est attendue dès 2027, partageant sa base avec la future Twingo.
  • La Sandero de quatrième génération, prévue pour 2028, se déclinera en versions thermique, hybride et pour la première fois, entièrement électrique.
  • Un nouveau SUV urbain remplacera la Sandero Stepway, proposant des motorisations thermiques, hybrides et électriques, inspiré du Renault Bridger.
  • Le concept Hipster préfigure une « E-car » ultra-économique, potentiellement sous les 15 000 €, fabriquée en Chine pour concurrencer les offres européennes.
  • Cette stratégie vise à rendre l’accès aux voitures électriques plus démocratique, sans renier l’identité pragmatique de Dacia.

La transition énergétique de Dacia : Un virage inéluctable

Alors que Renault, pionnier des véhicules électriques grand public en Europe, lançait la Zoé dès 2012, Dacia a attendu 2021 pour faire ses premiers pas dans l’électrification. Son incursion s’est matérialisée avec la Spring, un modèle ingénieux issu de l’adaptation européenne de la Kwid chinoise. Positionnée comme l’un des véhicules branchés les plus accessibles du marché, la Spring a initié la marque à la mobilité électrique. Cependant, au-delà de cette citadine du segment A qui a récemment bénéficié d’un important restylage en juin 2024, la gamme Dacia est restée majoritairement thermique et GPL. Cette approche a longtemps reflété la demande de sa clientèle, dont la priorité restait un prix d’achat initial bas, reléguant les modèles électriques au second plan.

Pourtant, le paysage automobile évolue à grande vitesse. L’impératif de maîtriser l’empreinte carbone et les réglementations européennes de plus en plus strictes sur les émissions de CO2 obligent tous les constructeurs à accélérer leur transition énergétique. C’est dans ce contexte que Dacia a officiellement annoncé, lors du plan Futuready en mars dernier, l’arrivée de quatre nouveaux véhicules 100 % électriques dans son catalogue d’ici la fin de la décennie. Une décision qui témoigne de la volonté de la marque de combler son retard par rapport à d’autres acteurs du marché, y compris sa maison mère, Renault, qui compte déjà cinq modèles électriques significatifs dans sa propre gamme.

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Dacia Evader : La future citadine électrique européenne à prix cassé

L’offensive électrique de Dacia débutera concrètement dès 2027 avec un modèle prometteur, connu en interne sous le nom de projet « Dacia Evader ». Ce véhicule incarnera une sorte de cousine plus accessible de la future Renault Twingo électrique, partageant probablement une grande partie de sa base technique. L’Evader se positionne comme un pilier essentiel dans la stratégie de démocratisation de l’automobile durable, avec une promesse de prix de vente sous la barre des 18 000 €. Cela la placerait environ 1 000 € en deçà de la version la plus abordable de la future Renault Twingo. Mieux encore, l’addition pour les clients pourrait chuter sous les 12 000 € après l’application de la prime « coup de pouce » la plus généreuse, une subvention qui pourrait atteindre 6 180 € dans le contexte économique de 2026 et au-delà.

Un avantage concurrentiel majeur pour l’Evader réside dans son lieu de production. À l’instar de la Twingo électrique, elle bénéficiera d’une fabrication en Europe, spécifiquement dans l’usine slovène de Novo Mesto. Cette localisation garantira non seulement des standards de qualité européens, mais aussi l’éligibilité aux aides gouvernementales destinées aux véhicules produits sur le continent. La question demeure cependant de savoir si cette « Evader », plus moderne et potentiellement moins chère, signera la fin de la Dacia Spring restylée ou si cette dernière maintiendra sa présence au catalogue grâce à des politiques de remises agressives dans certains marchés. L’arrivée de l’Evader illustrera la capacité de Dacia à proposer des voitures électriques véritablement accessibles, intégrant les technologies des batteries lithium de nouvelle génération.

Dacia Sandero 4 : L’électrification d’un best-seller en 2028

L’année 2028 marquera l’arrivée de la quatrième génération de la Dacia Sandero, un modèle emblématique dont la saga a débuté en 2008. Cette nouvelle mouture s’inscrira dans la continuité de ses prédécesseurs en proposant des motorisations thermiques, parfois hybridées, fonctionnant aussi bien à l’essence qu’au GPL. Cependant, la Sandero 4 introduira également une rupture majeure : elle sera pour la première fois animée par une motorisation 100 % électrique. Cette flexibilité sera rendue possible grâce à l’utilisation de la plateforme technique RGMP Small, une évolution remaniée de l’actuelle CMF-B, sur laquelle repose déjà la majeure partie de la gamme Dacia (à l’exception notable de la Spring). Cette architecture modulable est essentielle pour la quatrième génération de la Sandero, offrant la polyvalence nécessaire pour répondre aux diverses demandes du marché.

Malgré cette avancée vers les modèles électriques, cette médaille aura son revers, notamment en matière de coûts. Un porte-parole de Renault a clairement indiqué que, pour la Sandero électrique, l’offre ne sera pas aussi vaste que celle de la future Renault 5, qui, rappelons-le, propose deux capacités de batterie (40 et 52 kWh nets) et trois niveaux de puissance (95, 120 et 150 ch). La gamme de la Sandero EV pourrait, à l’instar de la Twingo, se limiter à une seule batterie et un seul moteur. Toutefois, si cet ensemble est judicieusement dimensionné pour l’usage quotidien, cette simplification ne devrait pas constituer un obstacle majeur pour un véhicule dont l’essence reste l’accessibilité et la simplicité.

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Le SUV urbain Dacia : Une réponse électrifiée au marché des crossovers

La quatrième génération de la Dacia Sandero apportera une autre évolution significative : l’abandon de la déclinaison baroudeuse Stepway, qui coiffait pourtant l’offre depuis les débuts du modèle. Cette version sera remplacée par un tout nouveau SUV urbain à part entière. Sa base technique devrait logiquement être partagée avec le Renault Bridger, un modèle qui s’apprête à faire son entrée sur le marché indien. Ce choix est des plus judicieux, car il répond à une tendance de fond du marché automobile : en France, le segment B (celui des Clio et Sandero) représente à lui seul près d’une vente automobile sur deux, et au sein de ce segment, les SUV urbains ne cessent de gagner du terrain sur les berlines traditionnelles chaque année.

Dacia ne peut plus se permettre de se priver d’un tel véhicule. Il lui faut son propre « Captur » pour rester compétitif et capter une part essentielle du marché. Pour ratisser le plus largement possible et s’adapter aux différentes sensibilités des consommateurs, ce nouveau SUV sera proposé avec une gamme complète de motorisations : thermique, plus ou moins hybridée, et 100 % électrique. Une flexibilité confirmée par Renault pour le Bridger, qui jouera sur les deux tableaux. Cette stratégie permettra à Dacia de s’imposer sur un segment dynamique, tout en proposant des solutions de mobilité électrique adaptées à un public toujours plus large et exigeant en matière d’énergie propre.

Dacia Hipster : Révolutionner la mobilité électrique à moins de 15 000 €

En octobre dernier, en marge du restylage d’une partie de sa gamme (Sandero, Jogger et Spring), Dacia a présenté le concept Hipster. Ce prototype préfigurait un petit véhicule électrique, ou plutôt une « solution de mobilité », dont l’ambition est d’être commercialisé à un prix encore plus serré que celui de la Spring, avec un objectif clair : descendre sous les 15 000 €. Ce positionnement ultra-agressif vise à ouvrir les portes de la mobilité électrique à un public encore plus vaste, renforçant l’image de Dacia en tant que marque axée sur l’accessibilité. Cependant, la concurrence s’annonce rude sur ce segment naissant des « E-cars » à très bas prix.

Fin mai, dans le cadre de son plan stratégique FaSTLAne 2030, Citroën annonçait déjà clairement une future 2CV de série pour 2030, ciblant le même marché. Cette héritière de la « deux pattes » est un projet concret qui prendra vie en Italie, dans l’usine de Pomigliano d’Arco, et profitera de la base technique de l’actuelle Fiat Panda remise au goût du jour, l’hypothèse de la plateforme de la Leapmotor T03 ayant été écartée. Pour sa rivale Dacia, la fabrication du Hipster devrait être assurée en Chine, en s’appuyant sur une base technique locale pour minimiser les coûts de production et offrir un prix défiant toute concurrence. En parallèle, même si ce n’est pas un véhicule 100 % électrique au sens strict, il est important de noter que le nouveau break baroudeur Dacia Striker sera par la suite décliné en version « range extender », une technologie qui pourrait théoriquement être déployée par la suite sur les Duster et Bigster, marquant une approche pragmatique de l’automobile durable.

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