Le début du week-end à Imola a été marqué par une domination inattendue des Ferrari 499P lors du Prologue et des Essais Libres 1, semblant intouchables sur leurs terres.
Cependant, les Essais Libres 2 ont vu un revirement spectaculaire : l’Alpine A524 n°36, pilotée par Charles Milesi, a détrôné les bolides italiens en signant des chronos impressionnants.
La Toyota n°7 de Nyck de Vries a également confirmé la montée en puissance de la concurrence, prenant la tête avant d’être à son tour challengée par Alpine.
Cette session a révélé un peloton Hypercar bien plus resserré, annonçant une compétition féroce où Ferrari devra lutter pour sa victoire à domicile.
Les équipes ont ensuite privilégié les longs relais, ce qui a maintenu l’Alpine et la Toyota en tête des feuilles de temps, reléguant les Ferrari aux 3e, 4e et 7e places.
L’Autodromo Enzo e Dino Ferrari, théâtre légendaire de batailles automobiles, s’apprête à vibrer au rythme des 6 Heures d’Imola en cette saison 2026 du Championnat du Monde FIA d’Endurance. Après un Prologue et des Essais Libres 1 où les Ferrari 499P semblaient avoir verrouillé le circuit, imposant leur rythme impitoyable et s’octroyant les trois premières places, le scénario a pris une tournure inattendue. L’air était clair, le public retenait son souffle, convaincu de la suprématie des rouges sur leurs terres. Pourtant, la deuxième séance d’essais libres a offert un spectacle bien différent, un véritable coup de théâtre pour les tifosi, où Alpine et Toyota ont audacieusement détrôné Ferrari, bousculant la hiérarchie établie et promettant une course absolument spectaculaire. La tension monte, les stratèges affinent leurs plans : la compétition s’annonce plus intense que jamais, chaque tour pouvant redéfinir le destin de cette épreuve mythique.
Ferrari, maître incontesté du Prologue et des premières sessions à Imola
Dès les premiers tours de roues sur le tracé historique d’Imola, l’écurie au cheval cabré a affiché une confiance éclatante. Le Prologue, véritable banc d’essai avant la compétition, avait déjà vu les Ferrari s’imposer avec une avance confortable, laissant entrevoir une domination certaine pour cette manche cruciale. Cette impression s’est confirmée lors des Essais Libres 1 des 6 Heures d’Imola, où les trois Ferrari 499P ont immédiatement dicté le rythme. En signant les trois meilleurs temps dès les premières minutes de la séance, avec notamment la Ferrari n°83 d’AF Corse en tête, la Scuderia affirmait sa supériorité technique et son excellente adaptation au circuit. Les pilotes semblaient en parfaite symbiose avec leurs machines, enchaînant les tours rapides avec une aisance déconcertante. C’était un message clair envoyé à la concurrence : ici, sur leurs terres, Ferrari était prête à défendre son honneur avec ferveur.
Quand Alpine et Toyota bousculent la hiérarchie établie à Imola
Pourtant, le monde de l’Endurance est imprévisible, et la deuxième séance d’essais libres a apporté son lot de rebondissements. Sous un ciel toujours aussi limpide, les premiers chronos des EL2 se sont d’abord révélés plus lents, avec des voitures tournant en 1’36. Mais la physionomie de la séance a rapidement changé. Cette fois, l’ascension en haut de la feuille des temps n’était pas l’apanage de Ferrari. Charles Milesi, au volant de l’Alpine A524 n°36, a frappé un grand coup en signant un premier chrono de référence en 1’31″368, déjà plus rapide de quatre dixièmes que la meilleure marque matinale d’AF Corse. Un vent nouveau soufflait sur Imola, annonçant un réveil tonitruant de la concurrence. Peu après, la Peugeot n°94, avec Malthe Jakobsen, a brièvement pris les devants, avant que Nyck de Vries ne propulse la Toyota n°7 en tête avec un temps de 1’31″164, affirmant la capacité de ces constructeurs à rivaliser au sommet. Les Ferrari, un temps regroupées aux cinquième, sixième et septième positions, tentaient de riposter. Charles Milesi, galvanisé, est revenu en force pour abaisser la référence à 1’31″122, puis, brisant la barre symbolique des 1’31, a réalisé un tour magistral en 1’30″898, positionnant Alpine comme un sérieux prétendant à la victoire.
Imola, un terrain de jeu où la compétition devient spectaculaire
Après cette première partie de séance intense, où chaque dixième comptait, les équipes ont entamé un travail plus axé sur les longs relais et la gestion des pneumatiques, laissant le classement figé en l’état. Les Ferrari n°50 et n°51, pilotées par des trios de choc comme Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen, sont parvenues à remonter aux troisième et quatrième positions, mais restaient à un peu plus d’un dixième de l’Alpine en tête. Ce resserrement du peloton Hypercar était flagrant, bien loin de la domination affichée lors des tests précédents. La Peugeot n°94 a également confirmé sa belle forme en s’invitant de nouveau dans le top 5. Même la vigilance était de mise, avec Théo Pourchaire sur la Peugeot 9X8 n°94 et Sébastien Buemi sur la Toyota n°8 placés sous enquête pour excès de vitesse à l’entrée des stands, signe de la tension palpable. Au final, cette journée a clairement montré qu’Alpine et Toyota étaient parvenus à détrôner Ferrari, au moins symboliquement, en ce début de week-end. Les prototypes de Genesis Magma Racing ont, eux, fermé la marche, mais l’essentiel est ailleurs : la compétition est lancée, ouverte, et promet une course spectaculaire. L’issue est incertaine, chaque stratégie, chaque dépassement sera crucial pour prétendre à la victoire finale sur ce circuit exigeant. Les fans ne manqueront pas de suivre les performances d’Alpine en WEC avec un intérêt renouvelé après cette performance.








