Le Championnat du Monde d’Endurance FIA (WEC) a enfin donné son coup d’envoi pour la saison 2026, et quelle entrée en matière ! Après un report initial et un déménagement stratégique du Prologue de Doha à l’historique Autodromo Enzo e Dino Ferrari à Imola, l’excitation était palpable. Tous les regards étaient braqués sur la catégorie Hypercar, remaniée et plus compétitive que jamais. Avec le départ notable de Porsche, mais l’arrivée remarquée de Genesis Magma Racing, et des évolutions majeures chez Toyota et BMW, la pression était intense. Pourtant, dans ce bain de nouveautés et d’ambitions, une équipe a littéralement survolé les débats : Ferrari. Double championne en titre, la Scuderia a affirmé sa domination avec une performance éclatante, signant non pas un, mais deux triplés spectaculaires lors des deux séances d’essais du Prologue, envoyant un message clair à ses rivaux avant les 6 Heures d’Imola.
En bref :
Domination Écrasante : Ferrari a réalisé un doublé de triplés lors des deux séances d’essais du Prologue 2026 du WEC à Imola, avec ses Hypercars 499P.
Conditions Météo Variées : La journée a été marquée par des pistes humides, sèches, puis de nouveau mouillées, mettant à l’épreuve l’adaptabilité des équipes et des pilotes.
Nouveaux Visages et Évolutions : La catégorie Hypercar a accueilli Genesis Magma Racing et a vu des versions améliorées de la Toyota TR010 Hybrid et de la BMW M Hybrid V8.
Incidents de Course : Plusieurs drapeaux jaunes et rouges ont ponctué les séances, notamment un accident pour l’Aston Martin Valkyrie n°009 et un lièvre inattendu sur la piste.
Performances Françaises Prometteuses : Les Alpine et Peugeot ont montré de belles dispositions en Hypercar, s’inscrivant régulièrement dans le top 6 derrière le trio de tête Ferrari.
Débuts Difficiles pour Genesis : La nouvelle équipe sud-coréenne a rencontré des difficultés, terminant principalement en fond de classement pour ses premiers tours de roue officiels.
WEC 2026 : Le Prologue d’Imola, un test grandeur nature pour les Hypercars
La saison 2026 du Championnat du Monde d’Endurance avait un goût particulier dès son coup d’envoi. Initialement prévu au Qatar, le Prologue 2026 a finalement trouvé refuge sur le légendaire circuit d’Imola, un changement de dernière minute qui a ajouté une couche de complexité et d’excitation. Ce n’était pas un simple roulage, mais un véritable baromètre des forces en présence avant la première manche. Pour Ferrari, double tenante du titre, la donne était claire : défendre sa couronne face à une opposition qui s’est considérablement renforcée.
La catégorie Hypercar, cœur battant de la course automobile, a subi des mutations significatives. L’absence de Porsche, pilier historique de l’endurance, a certes marqué les esprits, mais l’arrivée de Genesis Magma Racing a injecté un sang neuf prometteur. La structure sud-coréenne, avec ses deux prototypes GMR-001 et un équipage mêlant expérience (André Lotterer, Luis Felipe Derani) et jeunesse (Mathys Jaubert), était au centre de toutes les attentions. Parallèlement, les concurrents historiques comme Toyota et BMW n’ont pas chômé, présentant des Hypercars profondément évoluées, à l’image de la TR010 Hybrid de Toyota et de la M Hybrid V8 de BMW, affûtées pour la victoire.
Du côté des espoirs tricolores, l’équipe Alpine Endurance Team s’apprête à vivre sa dernière saison en WEC, cherchant à laisser une empreinte durable, tandis que Peugeot TotalEnergies visait la confirmation de ses progrès après une saison 2025 encourageante. Les enjeux étaient immenses pour toutes les écuries, chacune cherchant à affirmer sa performance dès les premiers tours de roues. Mais c’est une Ferrari éclatante qui a captivé l’attention.
La domination de Ferrari dès les premières heures du Prologue 2026
La première séance du Prologue, débutée un mardi matin sous un ciel menaçant à Imola, a donné le ton. La piste, initialement humide, a rapidement été le théâtre d’une bataille intense. Malgré des conditions piégeuses et des interruptions (drapeaux jaunes, Full Course Yellow pour des sorties d’Alpine et Mercedes, et un drapeau rouge causé par un accident de l’Aston Martin Valkyrie n°009 de Marco Sørensen au Tamburello), la Ferrari 499P a démontré une supériorité technique et stratégique incontestable.
Dès les premières minutes, la Ferrari n°83 d’AF Corse, menée par un certain Robert Kubica, a imposé un rythme soutenu, avant que les 499P officielles ne prennent le relais. La n°50 a d’abord signé un temps de référence impressionnant, avant que la n°51 d’Antonio Giovinazzi ne s’adjuge le meilleur temps final en 1’31″586. Ce n’était pas qu’une question de pointe de vitesse, mais une démonstration de maîtrise collective. Les deux autres 499P, dont la n°83 d’AF Corse (avec Yifei Ye et Philip Hanson), se sont positionnées juste derrière, scellant ainsi un triplé spectaculaire pour le constructeur de Maranello. La présence de Robert Kubica chez Ferrari en 2026 est déjà payante.
Pendant ce temps, les équipages français des Alpine A524 et Peugeot 9X8 ont montré des éclairs de vitesse, se hissant par moments dans le top 3. En revanche, les débuts de Genesis Magma Racing ont été plus modestes, luttant pour suivre le rythme et terminant à quelques secondes des leaders. En catégorie LMGT3, la Ferrari 296 LMGT3 Evo n°21 de Vista AF Corse a également brillé, s’imposant en tête de sa classe, soulignant l’excellence globale de la marque au cheval cabré. Un fait insolite a même marqué cette matinée : un lièvre, invité surprise, a causé un Full Course Yellow sur la Variante Alta.
Un second triplé pour Ferrari : L’affirmation d’une force dominatrice pour la saison 2026
L’après-midi a confirmé les tendances de la matinée, et même au-delà. La deuxième séance a démarré sur une piste sèche, permettant aux bolides de libérer leur plein potentiel. Encore une fois, la Ferrari a pris les devants sans attendre, Antonio Giovinazzi établissant d’emblée un chrono impressionnant. Cependant, c’est la Ferrari 499P n°50 qui a finalement pris les rênes, signant le meilleur temps de la journée en 1’31″177, prouvant que la performance de l’équipe était loin d’être un hasard. Le retour d’une légère pluie n’a rien changé à la hiérarchie en tête, où les trois 499P ont maintenu un écart conséquent sur le reste du peloton.
Le trio italien a creusé un écart de plus de six dixièmes sur ses poursuivants, une démonstration de force rare en WEC. Derrière ce mur rouge, les Hypercars françaises, notamment les deux Alpine et la Peugeot n°94, ont réussi à se positionner aux quatrième, cinquième et sixième places, montrant une compétitivité encourageante. Mais la victoire dans cette journée d’essais était incontestablement celle de Ferrari, qui a non seulement réitéré son triplé, mais l’a fait avec une autorité encore plus marquée, la n°50 devançant les n°83 et n°51.
La séance n’a pas été exempte d’incidents, avec un deuxième drapeau rouge pour la Lexus n°87 et un troisième pour un problème électrique, soulignant la complexité du circuit d’Imola et les défis techniques de la course automobile d’endurance. L’Aston Martin n°009, sévèrement touchée le matin, n’a pas pu reprendre la piste l’après-midi, illustrant la rudesse de ce sport mécanique. Les équipes ont ensuite majoritairement travaillé sur les longs relais, mais les averses ont de nouveau mouillé la piste, figeant la hiérarchie. C’est donc avec une double victoire et un message fort que Ferrari conclut ce Prologue 2026, s’affirmant comme la favorite incontestée pour la saison à venir. Une entrée en matière rêvée pour l’équipe qui nourrit de grandes ambitions pour sa Hypercar Ferrari en WEC 2026.








