Une page se tourne pour DS Automobiles, et l’événement est de taille : le DS 7, né DS 7 Crossback, cède sa place au DS N°7. Ce SUV familial, pionnier et fer de lance de la marque premium tricolore, tire sa révérence non sans avoir marqué son époque. Sa succession est assurée par un modèle foncièrement plus ambitieux, tant par ses dimensions que par la technologie embarquée. Une approche audacieuse qui n’hésite pas à s’affranchir de certains codes établis par les concurrents d’outre-Rhin. Ce virage stratégique audacieux paiera-t-il ? Seul l’avenir, et les chiffres de vente de 2026 et au-delà, pourront confirmer la pertinence de ces choix radicaux. Une chose est certaine : cette nouvelle génération se distingue en tout point de l’ancienne génération.
Le DS N°7 marque une rupture nette avec l’ancienne génération, le DS 7. Il adopte la nouvelle plateforme technique STLA Medium, s’allonge de 9 cm et se dote d’un design extérieur entièrement repensé, avec une face avant inspirée de la berline DS N°8. L’intérieur gagne en technologie avec des écrans plus grands, tandis que la gamme de motorisation abandonne résolument le diesel pour se concentrer sur l’hybride et le 100 % électrique. Sa production est désormais délocalisée en Italie, signalant une stratégie globale et des nouveautés importantes pour affronter un marché concurrentiel.
DS 7 : le parcours d’un pionnier face aux SUV de luxe incontournables
Mars 2017 marqua un tournant pour DS Automobiles. C’était la présentation officielle du DS 7 Crossback, un véhicule dont la commercialisation débuta en octobre de la même année. Ce SUV familial n’était pas un modèle comme les autres : il fut le tout premier à être conçu et lancé sous l’égide de la marque DS Automobiles, créée en 2014. Contrairement à ses aînés, les DS3, DS4 et DS5, le DS 7 Crossback ne portait pas les doubles chevrons de Citroën, affirmant d’emblée son statut distinctif et premium. Ce geste symbolique soulignait l’indépendance et l’ambition de la jeune marque française, prête à s’attaquer à un segment des SUV de luxe incontournables en 2026.
À ses débuts, le DS 7 Crossback se concentrait sur des motorisations thermiques. L’offre diesel comprenait un bloc 1.5 BlueHDi de 130 ch, idéal pour l’entrée de gamme, et un 2.0 BlueHDi de 180 ch, prisé par les gros rouleurs. Côté essence, le moteur 1.6 PureTech était disponible en versions 180 et 225 ch, toutes associées à une boîte automatique EAT8 à huit rapports, gage de confort de conduite. Mais DS anticipait déjà l’avenir : dès le Mondial de l’Auto de Paris en octobre 2018, la version hybride rechargeable, baptisée DS 7 Crossback E-Tense, voyait le jour. Elle combinait un moteur essence 1.6 de 200 ch à deux moteurs électriques de 110 ch chacun, délivrant une performance cumulée de 300 ch. Au fil du temps, cette offre hybride s’est enrichie de trois variantes de 225, 300 et 360 ch, les deux plus puissantes bénéficiant d’une transmission intégrale, pour une adaptabilité à tous les usages.
Du DS 7 Crossback au DS 7 : la transformation d’un best-seller
L’été 2022 marqua une étape clé dans la vie du DS 7 Crossback. À mi-carrière, et alors qu’il conservait son statut de meilleure vente de la marque (exception faite de 2023, où la DS 4 lui disputa brièvement la vedette), il bénéficia d’un restylage d’envergure. Cette opération, loin d’être anecdotique, le fit devenir simplement le DS 7. Son museau fut profondément revu, adoptant une signature lumineuse inspirée des concepts-cars (comme le DS X E-Tense de 2018), caractérisée par des feux de jour verticaux saisissants. Le hayon fut également remodelé, une modification rare lors d’un simple restylage, offrant une nouvelle prestance à l’arrière du véhicule. Cette refonte visait à valoriser un design déjà apprécié, sans pour autant toucher à l’intérieur, qui n’en avait, selon DS, pas forcément besoin.
Le DS 7, basé sur la plateforme technique EMP2 du groupe Stellantis, commune aux Peugeot 3008 et 5008 de deuxième génération, affichait une longueur de 4,57 mètres. Ce format lui conférait un positionnement astucieux, s’intercalant entre les 4,45 m du 3008 et les 4,64 m du 5008. Stratégiquement, il se plaçait également entre l’Audi Q3 et l’Audi Q5, offrant l’habitabilité de la catégorie supérieure au prix de la catégorie inférieure. Cette tactique, combinée à une attention particulière portée aux finitions et au confort, a permis au DS 7 de se tailler une place de choix sur le marché des SUV premium, offrant un mélange séduisant d’élégance à la française et de prestations routières rigoureuses.
DS N°7 : une nouvelle dimension, de la technologie au design
L’arrivée du DS N°7, successeur du DS 7, marque un véritable tournant pour la marque. Ce modèle hérite non seulement de la nouvelle nomenclature de la gamme, mais également de la plateforme technique STLA Medium du groupe Stellantis, partagée avec la DS N°8. Cette filiation ne s’arrête pas là, puisque la production du DS N°7 sera assurée par l’usine italienne de Melfi, un changement notable par rapport à ses prédécesseurs, les DS 7 Crossback et DS 7, qui étaient assemblés en France, sur le site de Mulhouse. Ce choix stratégique souligne une volonté d’optimisation industrielle à l’échelle du groupe, tout en proposant une nouvelle génération profondément différente. La question de l’origine de production n’est pas neutre pour les clients français, mais la marque mise sur les avancées technologiques et le design pour convaincre.
Avec le DS N°7, la marque change de braquet, notamment en termes de gabarit. Le SUV affiche désormais une longueur plus imposante de 4,66 mètres, soit 9 cm de plus que l’ancienne génération. La largeur (1,90 m) et la hauteur (1,63 m) restent quasi identiques, mais l’empattement s’étire de 2,74 m à 2,79 m, suggérant un espace intérieur optimisé. Étonnamment, malgré cet allongement, la capacité de chargement sous tablette n’évolue que très légèrement, passant de 555 à 560 litres en configuration cinq places. La véritable révolution réside dans le design. Si le DS 7 s’inspirait, parfois ouvertement, de l’Audi Q5, la robe du DS N°7 adopte pleinement les nouveaux codes esthétiques de DS. La face avant, notamment, est quasiment identique à celle de la berline DS N°8, avec des projecteurs et une calandre lumineuse mutualisés pour des raisons évidentes de coûts. Les stylistes, sous la direction de Thierry Métroz, ont toutefois apporté une touche distinctive au bouclier du DS N°7, avec une découpe de couleurs très horizontale. L’habitacle, quant à lui, reprend le mobilier de la DS N°8, avec une instrumentation numérique sur une dalle de 12 pouces pour le conducteur et un grand écran tactile panoramique de 16 pouces au centre, offrant une nette amélioration par rapport aux 12 pouces de l’ancienne version. Cette attention au détail garantit un haut niveau de confort et de sécurité à bord.
Motorisations du DS N°7 : l’ère de l’électrique et de l’hybride pour 2026
Si la berline DS N°8 s’affirme comme une pionnière de l’électrique, le DS N°7, reposant sur la même base technique et issu de la même usine, n’échappe pas à cette tendance. Il débute d’emblée sa carrière avec une offre variée et pertinente pour le marché de 2026. L’entrée de gamme sera assurée par une version hybride de 145 ch, dont le prix n’a pas encore été communiqué, mais qui promet une efficacité énergétique redoutable. En parallèle, trois versions 100 % électriques seront disponibles, offrant des niveaux de performance de 230, 245 et 350 ch. DS Automobiles a d’ores et déjà ouvert les commandes pour la version électrique 230 ch Autonomie Standard en finition Étoile Business, affichant un prix de 64 000 €. Cette stratégie positionne clairement le DS N°7 comme un acteur majeur du segment des voitures électriques en 2026-2027, répondant aux attentes croissantes des consommateurs et des entreprises.
Par la suite, une version hybride rechargeable du DS N°7 est attendue. Elle ciblera aussi bien les entreprises que les particuliers souhaitant une alternative au tout-électrique ou trouvant la version 145 ch thermique insuffisante en termes de puissance ou de prestige. Un choix judicieux pour élargir l’attrait du modèle. En revanche, le DS N°7 fera une croix définitive sur les motorisations diesel. C’est une décision forte, qui tranche avec les préférences toujours marquées des marques premium allemandes, qui continuent d’offrir des diesels performants, comme en témoignent les dernières générations d’Audi Q3 et Q5 avec des blocs de 150, 193 ou 204 ch. Stellantis, et par extension DS Automobiles, a choisi de ne pas suivre cette voie, misant sur une transition énergétique résolue et persuasive. Cette stratégie témoigne d’une confiance dans l’avenir de l’électrification, tout en proposant des alternatives hybrides pour une transition plus douce, mais en phase avec les préoccupations environnementales et les réglementations à venir.







