Thierry Neuville a pris un ascendant décisif au Rallye de Croatie en 2026, dans un contexte où la compétition a été fortement marquée par un véritable déluge de crevaisons. Ce samedi après-midi a vu un bouleversement spectaculaire du classement, notamment lors de l’ES14 où plusieurs pilotes leaders, tels que Sami Pajari et Takamoto Katsuta, ont perdu un temps précieux suite à des incidents pneumatiques. Cette situation a offert à Neuville une marge confortable en tête du rallye, qu’il exploite pour viser la victoire avec une détermination exemplaire.
Les routes particulièrement dégradées par la boue et les cailloux ont complexifié la course, rendant chaque spéciale piégeuse et génératrice d’un grand nombre de crevaisons. Malgré ces conditions extrêmes, Neuville a su faire preuve d’une performance de haut niveau et d’une résilience qui lui permettent de dominer la compétition avec plus d’une minute d’avance sur Katsuta et Pajari, désormais distancés par ces mésaventures mécaniques.
Le Rallye de Croatie 2026 continue ainsi de démontrer la difficulté stratégique et physique de l’épreuve, où, au-delà de la vitesse pure, la gestion des aléas mécaniques et la capacité d’adaptation sont devenues des clés majeures pour s’imposer au sommet.
En bref :
- Un samedi marqué par un déluge de crevaisons affectant plusieurs leaders, Jakob Pajari perdant ainsi sa place de tête.
- Thierry Neuville tire avantage des incidents pneumatiques pour prendre une avance robuste, avec plus d’une minute d’avance au classement général.
- Conditions de course très difficiles, sur un terrain boueux et rocailleux, semblables à un rallye terre.
- Performances solides de pilotes comme Oliver Solberg et Elfyn Evans qui poursuivent la compétition malgré les difficultés.
- Un Rallye de Croatie rythmé par la résilience, la stratégie et une lutte intense jusqu’au bout, avec encore plusieurs enjeux à venir lors de la dernière journée.
Neuville s’impose au sommet après une épreuve marquée par un déluge de crevaisons
La lutte au sommet du Rallye de Croatie a basculé samedi après-midi avec une succession d’incidents pneumatiques qui ont perturbé les principaux prétendants à la victoire. Alors que Sami Pajari dominait la course avec une avance confortable, il a été victime d’une crevaison à l’avant-gauche dès la 14e spéciale (ES14), suite à un parcours truffé de cailloux et de boue. Ce scénario s’est reproduit pour Takamoto Katsuta, Hayden Paddon, Jon Armstrong et d’autres, les privant de précieuses secondes.
Profitant d’une gestion parfaite de ces dangers, Thierry Neuville a su maintenir un rythme solide et éviter ces pièges à répétition, se hissant en tête avec désormais plus d’une minute d’avance. Cette performance illustre parfaitement la combinaison idéale de vitesse, de stratégie et de sang-froid indispensable face aux aléas d’une course extrême.
En effet, « c’est comme un rallye terre », ont confirmé plusieurs pilotes, soulignant la complexité du terrain et la ténacité requise pour résister à ce festival de crevaisons. Oliver Solberg s’est illustré le matin avant d’être rattrapé lui aussi par une crevaison dans l’ES16, donnant la victoire d’étape à Elfyn Evans, qui demeure un acteur clé de la compétition malgré les conditions « horribles » évoquées.

Une avance construitesur la résilience et la gestion des crevaisons
Le dénouement de la journée met en lumière la capacité de Thierry Neuville à exploiter au mieux la situation chaotique. Alors que ses rivaux directs ont dû s’arrêter pour changer leurs pneus crevés, il a su maintenir une régularité et une concentration exemplaire. Cette avance, calculée à 1’15’’9 sur Katsuta et 1’35’’ sur Pajari après l’ES16, représente un atout majeur pour la suite du rallye.
La compétition ne s’arrête cependant pas là. Dimanche, la journée du Super Sunday et la Power Stage offriront des points supplémentaires pour les pilotes les plus rapides, donnant une dernière opportunité aux concurrents comme Oliver Solberg ou Elfyn Evans de revenir dans la course. Toutefois, avec une telle marge, Neuville semble solide pour s’imposer au sommet de cette épreuve.
Le rallye, qui a vu plusieurs incidents tels que des sorties de route d’Oliver Solberg, Elfyn Evans et Adrien Fourmaux déjà éliminé après son accident matinal, illustre la dureté d’une compétition où la résilience est clé. Pour en savoir plus sur ce rallye exceptionnel, consultez l’article spécial sur Motorsport.com ou la couverture détaillée sur L’Équipe.
Le Rallye de Croatie, une compétition où la stratégie prime face à la difficulté
Au-delà de la vitesse pure, le rallye a démontré que la véritable bataille se joue souvent dans la gestion des imprévus mécaniques et des conditions de route. Le festival de crevaisons de samedi a souligné que la performance ne se mesure pas seulement sur les chronos, mais aussi sur la capacité à résister et à ne pas perdre de temps dans la gestion des incidents.
La victoire de Neuville s’appuie ainsi sur une double compétence : un pilotage incisif adapté aux routes extrêmement techniques et une compétition où la prudence s’allie à l’audace. Le terrain très boueux a transformé certaines sections en véritables pièges, à la manière d’un rallye terre, une épreuve bien connue pour sa difficulté et sa demande en endurance.
Cette tendance a été confirmée par les propos des pilotes présents, dont Oliver Solberg qui a décrit la matinée comme « une série de défis permanents », avant de céder à son tour à une crevaison dans l’ES16. Du côté des favoris, Elfyn Evans continue de réaliser des performances solides mais doit composer avec ces conditions extrêmes et des incidents moteurs imprévus.









