Le Nissan Qashqai, un pilier du segment des SUV compacts, se retrouve de nouveau sous les projecteurs en raison d’un rappel qui pourrait affecter certains de ses propriétaires. Après une première campagne massive fin 2025 portant sur plus de 400 000 modèles animés par le moteur 1.3 turbo mild hybrid, Nissan demande cette fois à une partie de ces véhicules de revenir en atelier pour une seconde intervention. Ce nouveau rappel souligne les défis persistants rencontrés dans la gestion des défauts techniques liés à la sécurité et à la fiabilité, même après une première réparation.
Ce cas met en lumière la complexité du service après-vente et du contrôle qualité dans l’industrie automobile moderne, où les constructeurs doivent parfois effectuer plusieurs gestes correctifs pour assurer la conformité et la sécurité des voitures en circulation. Dans ce contexte, il est important pour les propriétaires concernés de rester vigilants et de suivre les convocations des concessionnaires pour éviter tout risque potentiel et garantir une réparation efficace et durable.
En bref :
– Plus de 400 000 Nissan Qashqai 1.3 mild hybrid rappelés fin 2025 pour un risque de fuite de carburant potentielle.
– Un nouveau rappel concerne environ 1 100 véhicules en France, visant cette fois le remplacement de conduites de carburant usées.
– Cette seconde intervention s’applique uniquement aux modèles produits entre mai 2021 et octobre 2024 avant le dernier restylage.
– L’opération est prise en charge intégralement par Nissan, indépendamment de la garantie.
– Les propriétaires doivent s’assurer que leurs coordonnées sont à jour pour recevoir les convocations officielles.
– Cette situation illustre les défis persistants des rappels automobiles, similaires à ceux rencontrés chez d’autres constructeurs en 2025.
Nissan Qashqai : un rappel exceptionnel sur des modèles déjà concernés par une campagne majeure
La troisième génération du Nissan Qashqai dotée du moteur 1.3 litre turbo mild hybrid a fait l’objet d’une importante campagne de rappel vers la fin de l’année passée, affectant plus de 400 000 exemplaires dans le monde, dont près de 18 000 en France. Ce rappel initial, répertorié sous le code PG5C6, répondait à un défaut technique pouvant entraîner le déplacement d’une conduite de carburant avec un risque accru de fuite d’essence, exposant les véhicules à un potentiel départ de feu.
Pour contrer ce risque, Nissan avait engagé une mesure corrective consistant à installer un œillet en caoutchouc protégeant cette conduite. Une inspection sommaire de l’état des durits avait également été effectuée à cette occasion. Cependant, la récente campagne sous le code PG5C8 vise précisément les autos dont les conduites présentaient désormais des signes d’usure préoccupants, nécessitant un remplacement complet des tuyaux.

Une seconde intervention plus longue mais essentielle pour la sécurité
Contrairement à l’opération initiale, qui ne prenait que quelques minutes, cette nouvelle intervention est plus impliquante et peut durer plus de deux heures. Elle a pour but de sécuriser définitivement les conduites concernées en remplaçant les pièces abîmées par des pièces neuves. L’ensemble des coûts liés à cette réparation est entièrement pris en charge par Nissan, y compris pour les propriétaires hors garantie qui n’auront rien à débourser, un point important à noter lors du suivi du service après-vente.
La politique de Nissan est ici exemplaire, bien que la garantie Privilège 8 ans soit moins étendue que d’autres formules concurrentes, ne couvrant notamment que le moteur, la boîte de vitesses et le pont. Le constructeur s’assure toutefois que la sécurité de ses véhicules soit maintenue sans imposer de frais aux usagers concernés.
Quels véhicules et combien de propriétaires sont visés par cette nouvelle campagne ?
Cette nouvelle phase de rappel cible exclusivement les Nissan Qashqai produits entre le 4 mai 2021 et le 17 octobre 2024, soit avant le restylage apportant des nouveautés importantes. Nissan précise que de nombreux tuyaux avaient déjà été changés lors de la précédente intervention pour prévenir tout risque immédiat, tandis que la majorité des conduites inspectées n’étaient pas assez usées pour nécessiter une nouvelle réparation.
Sur le territoire français, seuls 1 109 exemplaires de ce SUV sont concernés par ce deuxième passage en atelier, contre 15 844 unités dans le monde. Ce chiffre reste minoritaire par rapport au parc initialement rappelé, mais il invite à une vigilance accrue de la part des propriétaires afin d’assurer une conformité parfaite. L’absence d’un outil de vérification en ligne spécifique pour ce rappel est regrettable, comme c’est aussi le cas pour d’autres constructeurs, où ce type de défaut technique nécessite de suivre attentivement sa boîte aux lettres pour ne pas manquer la convocation en garage.

Étant donné la sécurité mise en jeu, il est fondamental que les utilisateurs vérifient que les coordonnées inscrites sur leur carte grise soient à jour afin que le service après-vente puisse assurer un contact efficace. En cas d’adresse erronée, la notification pourrait ne jamais parvenir au destinataire.
La situation du Nissan Qashqai vient s’ajouter aux nombreux rappels observés ces dernières années dans le secteur automobile, comme ceux du BMW pour risque d’incendie ou encore du Ford Mustang. Ces campagnes de contrôle qualité et de réparation reflètent les exigences croissantes des normes de sécurité actuelles et la réactivité des constructeurs face à des défauts parfois difficiles à anticiper dès la première intervention.









