En bref :
- Álex Márquez souffre d’une perte de sensations à l’avant de sa Ducati, impactant sa capacité à négocier les virages et à faire pivoter la moto en compétition.
- Le comportement frontal inhabituel de la Ducati GP25 complique son pilotage lors des phases d’entrée de courbe, contrairement à sa confiance en 2025.
- Cette problématique est similaire aux difficultés rencontrées par Pecco Bagnaia, également gêné par un manque de feeling à l’avant, notamment à cause du disque de frein de 355 mm adopté sur certains circuits.
- La situation met en lumière des défis techniques spécifiques affectant plusieurs pilotes Ducati, dans un contexte de compétition intense en MotoGP cette saison.
- Le duel entre les frères Márquez s’enrichit de ces enjeux mécaniques, avec Marc Marquez restant la référence Ducati tandis qu’Álex peine à exploiter son potentiel maximal.
Álex Márquez face au comportement frontal inhabituel de sa Ducati en MotoGP
Le week-end du Grand Prix de Thaïlande a confirmé les difficultés d’Álex Márquez à maîtriser pleinement sa Ducati sur un tracé exigeant. Alors que la saison 2025 lui avait permis de s’affirmer comme un rival sérieux au sein du clan Márquez, notamment face à son frère Marc, la situation en 2026 paraît plus complexe. La récente GP25, bien que technologiquement avancée, se différencie de la GP24 par une sensibilité accrue à l’avant, entraînant un comportement frontal inhabituel qui déstabilise le pilote de l’équipe Gresini.
Le pilote espagnol souligne ainsi un réel manque de sensations au niveau du train avant, condition essentielle pour négocier avec précision l’entrée des virages. Cette perte de feeling impacte directement sa capacité à facilement faire pivoter la moto, un élément fondamental dans une compétition où les millisecondes comptent pour la performance globale. Álex Márquez reconnaît que le pilotage en 2026 se fait davantage “à l’entrée”, alors que l’année précédente, il pouvait s’appuyer sur une meilleure motricité et des trajectoires plus tranchantes grâce au feeling plus affirmé à la corde.

Les similarités entre Álex Márquez et Pecco Bagnaia sur les difficultés à l’avant
Le vice-champion du monde Pecco Bagnaia a également évoqué des soucis de confiance sur le train avant dans la même épreuve à Buriram. Comme Álex, il peine à gérer le freinage et l’angle d’entrée en courbe. L’Italien met notamment en cause le disque de frein de 355 mm utilisé sur cette moto, qui tend à “faire pousser l’avant”, compliquant l’arrêt de la moto et accentuant la difficulté à doser précisément l’entrée en virage. Cette situation induit pour lui une augmentation des erreurs, ce que confirme son ressenti lors des qualifications.
Cependant, malgré ces points communs, les origines exactes de ce manque de sensation diffèrent légèrement entre les deux pilotes Ducati. Là où Bagnaia se montre plus critique vis-à-vis des réglages et des composants frein, Álex Márquez fait plutôt état d’une difficulté à adapter son pilotage à une machine aux caractéristiques revues, sans retrouver l’équilibre qu’il connaissait auparavant.
Impacts en course et pistes pour améliorer le comportement frontal
Lors des essais et en course, Álex Márquez a tenté plusieurs ajustements techniques visant à améliorer la stabilité en entrée de virage et la motricité à la corde. Malgré des progrès notables au cours des séances du samedi, il reste confronté à un déficit récurrent de confiance au contact de l’avant, ce qui limite ses performances et son agilité sur la moto.
Cette situation affecte non seulement ses résultats en piste mais complexifie également la stratégie de l’équipe Gresini qui cherche à optimiser le potentiel de sa Ducati GP25 face aux officiels. Par ailleurs, ce comportement unique de la machine entraîne une adaptation permanente du pilote, qui doit modifier son style et sa gestion du freinage, rendant l’expérience en course plus exigeante mentalement et physiquement.

Liste des défis techniques rencontrés par Álex Márquez avec sa Ducati en 2026
- Manque de sensations à l’avant : entraînant un pilotage hésitant en entrée de courbe.
- Comportement frontal inhabituel : déstabilisant la moto lors des phases critiques de freinage et rotation.
- Difficulté à faire pivoter la moto : impactant la fluidité et la rapidité des trajectoires en virage.
- Adaptation au nouveau modèle GP25 : où les réglages demandent une approche différente par rapport à la GP24.
- Impacts du disque de frein 355 mm : contribuant au « poussée » de l’avant, accentuée par certains pneumatiques.
- Gestion de la pression et confiance limitée : freinant son exploitation optimale en compétition.
Les conséquences de cette situation s’étendent jusqu’à la hiérarchie de Ducati en 2026. Si Marc Márquez s’impose toujours parmi les leaders des rouges, Álex Márquez doit faire face à un défi technique conséquent pour combler l’écart. Pour approfondir l’analyse du coup dur subi par Ducati en Thaïlande et ses répercussions sur les pilotes, cet article détaillé offre un éclairage complet. Quant à la capacité de Bagnaia à retrouver confiance, son optimisme reste disponible dans cette interview exclusive.








