Martins Sesks a terminé sa saison européenne sur une victoire marquante au Rallye 6 Cities North of Portugal. Engagé en renfort pour Team MRF Tyres, le pilote letton a résisté à une journée mouvementée pour décrocher son cinquième succès en ERC, un résultat qui ravive les interrogations sur la suite de sa carrière en championnat du monde des rallyes.
En bref : Sesks a gagné au Portugal avec 1 min 02 s 9 d’avance sur Pablo Sarrazin, malgré un problème de suspension et le retour de Roope Korhonen. Après une campagne WRC difficile avec M-Sport-Ford, il reste sans réponse précise sur son programme à venir : « On verra. » Un engagement plus régulier demeure son objectif, mais l’incertitude persiste.
La victoire de Martins Sesks en ERC relance les questions sur son avenir en WRC
Le Letton avait abordé les huit dernières spéciales du dimanche avec 10,5 secondes d’avance sur Korhonen, son équipier chez MRF et prétendant au titre WRC2. Le Finlandais a ensuite signé trois meilleurs temps consécutifs et réduit l’écart, avant que la rupture d’une fixation supérieure de la suspension de Sesks ne lui permette de prendre brièvement la tête.

Le rallye a basculé une nouvelle fois lorsque la Toyota de Korhonen a perdu sa transmission sur deux roues. Sesks a alors assuré la victoire, sa cinquième en ERC, tandis que Pablo Sarrazin terminait deuxième et Korhonen troisième au ralenti. Le Letton a aussi contribué au titre des équipes de MRF Tyres dans le championnat européen.
Ce triomphe a valeur de rappel après une saison mondiale éprouvante. « C’est bon pour la confiance », a expliqué Sesks, qui a reconnu que les deux équipages avaient été confrontés à des problèmes techniques. Le récit de cette arrivée mouvementée est également détaillé dans le compte rendu de sa victoire et de ses déclarations.
Un avenir sportif toujours incertain après une saison WRC difficile
Interrogé au Portugal sur la saison prochaine, Sesks n’a pas levé le voile sur ses plans. Sa réponse, « On verra », traduit une incertitude persistante alors que les discussions et les possibilités de programme restent à l’étude.
Après le Rallye de Sardaigne, le pilote s’était montré plus ouvert sur ses perspectives, évoquant la possibilité de piloter l’an prochain sans préciser dans quelle catégorie ni avec quelle équipe. Il souhaite notamment éviter un programme trop morcelé : les longues périodes sans roulage compliquent la progression, même lorsque la vitesse est au rendez-vous. Le point sur les options envisagées par Sesks souligne cette recherche d’un accord adapté à ses ambitions.

Un programme plus régulier comme priorité pour la carrière automobile de Sesks
La campagne partielle de Sesks avec M-Sport-Ford a compté six rallyes et s’est achevée à la 16e place du championnat. Son meilleur résultat a été une septième place en Estonie, tandis que des crevaisons en Suède, au Portugal, en Grèce et en Sardaigne ont limité ses possibilités de marquer des points.
La Finlande a offert un aperçu plus net de son potentiel : Sesks occupait la cinquième place avant un accident dans la spéciale 14. Mais cette performance a été suivie d’une longue interruption, précisément le type de rupture qu’il veut éviter. Il estime qu’une demi-saison disputée de manière cohérente pourrait être plus formatrice qu’une succession de départs isolés.
Le WRC reste une option, sans garantie de programme complet
Sesks a indiqué qu’il pourrait trouver un volant « quelque part » l’an prochain, mais que tout dépendrait des offres, des échanges avec les équipes et de l’ampleur du programme réalisable. Ces deux dernières années en catégorie reine ont compté dans sa progression, sans pour autant rendre acceptable, à ses yeux, un retour ponctuel suivi de difficultés faute de roulage.
La victoire portugaise renforce donc son dossier, mais ne règle pas la question de son avenir sportif. Pour Martins Sesks, l’enjeu est désormais de transformer ce triomphe en ERC en une occasion durable de démontrer son rythme au plus haut niveau du WRC.








