Le rideau s’est levé sur la saison du Championnat du Monde d’Endurance à Imola, livrant un spectacle intense et riche en enseignements pour Alpine. Alors que l’équipe s’apprête à vivre sa saison finale dans sa configuration actuelle avant les grandes échéances de 2026, l’A424 a dévoilé un potentiel palpable sur la piste italienne. La n°35, en particulier, a littéralement frôlé le podium, laissant entrevoir des promesses excitantes pour la suite de la compétition. Cependant, cette course inaugurale n’a pas été exempte de frictions, notamment pour la n°36, confrontée à des erreurs stratégiques et opérationnelles qui ont coûté cher. Ces incidents, bien que frustrants, sont autant de leçons précieuses pour une équipe résolue à rectifier le tir. L’espoir de grimper sur les plus hautes marches du classement reste intact, alimenté par une performance globale qui a su impressionner les observateurs. La route est longue, mais la détermination d’Alpine est à la hauteur des défis qui l’attendent.
Alpine a dévoilé un potentiel prometteur lors des 6 Heures d’Imola, avec l’A424 n°35 décrochant une solide quatrième place, à seulement 18 secondes du podium. Si le rythme général des six pilotes a été jugé bon, des erreurs tactiques et opérationnelles ont entaché la performance de la n°36, la reléguant à la onzième position. La stratégie agressive de l’équipe, notamment avec l’utilisation des pneus tendres, a porté ses fruits pour la voiture de tête. Cette première sortie de l’A424 en configuration 2026 a validé les développements de l’intersaison, affirmant la capacité d’Alpine à évoluer dans le premier tiers du plateau. La cohésion et l’état d’esprit de l’équipe sont salués, posant une base solide pour une saison où chaque détail compte.
Un Départ Prometteur pour l’A424 et la Soif de Podium
Le coup d’envoi du Championnat du Monde d’Endurance a vu l’Alpine n°35 briller d’une lueur d’espoir aux 6 Heures d’Imola. Dès la première sortie de l’A424 en configuration 2026, l’équipage composé d’António Félix da Costa, Charles Milesi et Ferdinand Habsburg a signé une quatrième position qui résonne comme une déclaration d’intention. Parti de la septième place après une présence en Hyperpole, Ferdinand Habsburg a su exploiter les pneus tendres pour rapidement prendre le dessus sur des concurrents de taille, à l’image de la Toyota n°7 et de la Peugeot n°94. La gestion stratégique, affinée dès la première neutralisation de la course, a permis à la marque française de se maintenir fermement dans le groupe de tête.
Les conditions de piste, un temps piégeuses, n’ont pas empêché l’Alpine frappée du numéro 35 de franchir la ligne d’arrivée avec panache. Derrière les intouchables Toyota et la Ferrari n°51, la voiture bleue a arraché une quatrième place précieuse, échouant à seulement 18 secondes du podium. Philippe Sinault, directeur de la structure, a d’ailleurs souligné l’entame de saison encourageante, saluant l’équilibre de la voiture et l’approche agressive de l’équipe. Le choix de travailler quasi exclusivement avec les pneumatiques tendres s’est avéré payant, permettant de comprendre leur comportement sur la durée tout en anticipant des conditions potentiellement plus fraîches et incertaines, comme le prouve le résultat d’Imola où Toyota a triomphé devant Ferrari.
Les Leçons d’Imola : Stratégie et Cohésion pour l’Équipe Alpine
Si la n°35 a fait briller les couleurs d’Alpine, la n°36 a connu une course plus difficile. Pilotée par Frédéric Makowiecki, Jules Gounon et Victor Martins, cette voiture a débuté et terminé l’épreuve en 11e position, une position en deçà des attentes initiales. L’absence d’arrêt lors de la première neutralisation, combinée à une pénalité de drive-through pour une infraction sous Virtual Safety Car, a lourdement pesé sur son classement. Philippe Sinault ne cache pas un sentiment plus partagé concernant cette voiture sœur, reconnaissant que l’équipe a commis « trop d’erreurs« . Ces faux pas sont des points cruciaux à rectifier pour la suite de la saison finale.
Malgré ces contretemps, le rythme affiché par la n°36 n’était pas si éloigné de celui de sa consœur, un signal encourageant pour l’avenir. Nicolas Lapierre, le directeur sportif d’Alpine, a confirmé que tous les pilotes ont montré un bon rythme, mais que « de petites erreurs » ont coûté « potentiellement un résultat encore meilleur ». Ces observations sont fondamentales pour l’apprentissage continu de l’équipe dans le cadre d’une compétition aussi exigeante. L’essentiel, selon Lapierre, est de disposer d’une « base solide » et d’avoir clairement « identifié les points à améliorer au plus vite ». Cette capacité à analyser et à s’adapter est une clé de la réussite pour les prochaines échéances.
Alpine en Route vers 2026 : Entre Ambition et Réajustements
Axel Plasse, qui a succédé à Bruno Famin à la tête du programme sportif d’Alpine, a exprimé sa satisfaction face à cette première sortie sous sa direction. La quatrième place, obtenue à la régulière après une qualification en septième position, confirme que les développements réalisés durant l’intersaison portent leurs fruits. Il retient la capacité de l’équipe à évoluer régulièrement dans le premier tiers du plateau, à condition d’exploiter correctement son potentiel et d’éviter les erreurs stratégiques et opérationnelles. C’est une vision motivante pour une équipe qui se projette déjà intensément vers les défis de 2026 et au-delà, où l’Alpine Hypercar 2026 est déjà attendue.
Au-delà du simple résultat, Axel Plasse a mis en lumière la très belle dynamique observée au sein de l’équipe tout au long du week-end. Une « vraie cohésion », une « bonne alchimie » et un « état d’esprit marqué par la bienveillance, la solidarité et l’exigence » sont des atouts inestimables. Ces valeurs humaines sont le socle sur lequel Alpine entend construire ses futures performances, peaufiner les « infimes détails » et capitaliser sur les ajustements organisationnels réalisés cet hiver. L’espoir d’atteindre le podium n’est pas qu’un rêve, c’est un objectif que l’équipe Alpine se donne les moyens d’atteindre, en apprenant de chaque course et en s’adaptant continuellement aux exigences de la compétition mondiale.








