Sébastien Loeb remporte le Rallye Monte-Carlo, sa 80e victoire en WRC - Automag.fr

Sébastien Loeb remporte le Rallye Monte-Carlo, sa 80e victoire en WRC

Sébastien Loeb remporte le Rallye Monte-Carlo, sa 80e victoire en WRC


Il est officiellement retraité des rallyes mais continue d’écrire leur histoire en venant faire quelques piges de haute volée : à 47 ans 10 mois et 25 jours, Sébastien Loeb a signé dimanche sa 80e victoire en WRC en s’imposant au Rallye Monte-Carlo, devenant le vainqueur le plus âgé d’une manche mondiale – un des rares records qui lui échappait encore.

Le doublé français attendu a bien eu lieu, mais dans un ordre inverse à la logique supposée au vu du scénario de samedi et du début de matinée ce dimanche. C’est donc Loeb qui a été invité à monter sur la plus haute marche du podium, une première première depuis la Catalogne 2018, contre 56 à Ogier. Jamais jusque-là le Français ne s’était imposé avec une autre auto qu’une Citroën, constructeur avec lequel il a aligné neuf titres mondiaux consécutifs de 2004 à 2012. Pour son premier et, qui sait, seul rallye de la saison avec la Ford Puma, le pilote alsacien qui n’avait plus gagné sur le Monte-Carlo depuis 2013, signe son 8e succès sur le mythique rallye de la Principauté.

Loeb a profité de la crevaison de ce dernier pour reprendre les commandes dans l’avant-dernière spéciale de la course, dimanche matin, et a su garder la main dans la power stage. Pour l’écurie M-Sport Ford, l’ultime succès remontait également à 2018 au rallye de Grande-Bretagne. Avec Sébastien Ogier au volant.

Au moment de s’élancer pour l’ultime spéciale, Loeb comptait une avance de 9 »5. Une « power stage » Briançonnet / Entrevaux 2 de 14,5 km. À partir du moment où les deux hommes ne disputent pas l’intégralité du Championnat, compliqué de les voir gérer. Ogier allait donc attaquer, suivi quatre minutes plus tard par Sébastien Loeb. Le suspense allait durer pour les pilotes alors que, très vite, les suiveurs furent informés qu’Ogier avait volé le départ. Une pénalité de 10 secondes tombait, alors que le pilote français était encore à mi-chemin de l’arrivée.

Fin du suspense, sauf sortie de route pour Loeb, qui demandait confirmation de sa victoire, visiblement non informé de la pénalité d’Ogier. Sans ces 10 secondes de débours, l’Alsacien aurait été sacré vainqueur pour une demi-seconde. Dommage pour l’émotion finale. Dans les archives, Loeb sera crédité d’une victoire avec 10 »5 sur l’autre Sébastien. Loin devant Craig Breen, relégué à 1’28 »3, au volant d’une Ford Puma, comme le vainqueur.

« Je n’ai aucune idée de la suite. Rien n’est fait »

Au micro de Canal + Loeb allait se montrer enthousiaste et incrédule : « C’est incroyable, ça faisait si longtemps que je n’avais pas gagné. J’espérais réussir de belles choses en arrivant ici, mais de là à gagner. Et puis il y a eu la crevaison de Sébastien Ogier qui s’était montré très fort tout au long du week-end. » À côté de Loeb, Isabelle Galmiche, sa nouvelle copilote, rayonnait. Premier rallye avec Loeb et première victoire. Il faut remonter à 1997 pour retrouver trace d’une femme copilote vainqueur d’un rallye de Championnat du monde.

Sébastien Ogier était d’évidence déçu mais philosophe : « C’est le sport. On est battu mais la tête haute. On n’a pas eu de chance avec cette crevaison. Mais bon, on s’est éclatés pendant toute la course. Des rallyes comme ça, on en redemande. » Vous en redemandez ? L’occasion était trop belle de relancer Ogier qui allait bafouiller une non-réponse avant de trouver l’appui de Sébastien Loeb à ses côtés et de lui lancer, rigolard : « On va essayer de se caler ensemble hein ? » Sourires du vainqueur du jour : « Je n’ai aucune idée de la suite. Rien n’est fait. On verra bien. En tout cas c’était un beau rallye et j’ai pris énormément de plaisir. Pour un retour c’est extraordinaire. »

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