Essai nouvelle BMW Série 4 Cabriolet : 420i ou M440i ?

Essai nouvelle BMW Série 4 Cabriolet : 420i ou M440i ?


Le retour de la capote

Trois petits tours et puis s’en va. Comme beaucoup d’autres constructeurs, BMW a cédé à la mode du coupé cabriolet lancée à la fin des années 90 par Mercedes (avec le SLK) et Peugeot (avec la 206 CC). Du toit rigide escamotable, il y en avait même pour tous les goûts chez le constructeur Munichois puisqu’aux côtés des Série 3 puis Série 4 « CC », même la deuxième génération du roadster Z4 (2009-2016) y a eu droit. Mais tout cela c’est désormais de l’histoire ancienne puisque la toile, rien que la toile, a désormais droit de servir de couvre-chef aux décapotables BMW. Ce retour est confirmé par cette toute nouvelle génération de Série 4 laquelle ne manquera néanmoins pas de diviser par son style singulier avec un mufle affublé, comme le récent coupé, d’une calandre aux haricots hypertrophiés. On aime ou pas, mais il y a un point sur lequel tout le monde est d’accord, c’est que le cabriolet milieu de gamme de BMW (entre la petite Série 2 qui va bientôt être renouvelée et la Série 8) affiche un gabarit désormais très généreux. Avec 4,77 m de long (soit près de 13 cm de plus !) et des épaules élargies (+ 2,7 cm soit 1,85 m), la découvrable allemande en impose, une stature qui indique clairement qu’à l’usage, on est davantage dans le yacht haut de gamme que dans la vedette rapide.

Quatre vraies places sous le soleil

Evidemment, à bord du cabriolet Série 4 la meilleure place est celle du commandant de bord placé à la barre ou celui de son second placé sur le siège de droite. Mais, si elles obligent à faire un peu de gymnastique pour y accéder, les places arrière ne donnent pas la sensation de naviguer en troisième classe. A condition de ne pas mesurer la taille d’un joueur de NBA, il y a de place pour y prendre confortablement un bain de soleil, un plaisir que la Série 4 cabriolet donne rapidement. Il ne faut en effet que 18 secondes pour que sa capote s’efface électriquement, une opération que l’on peut même réaliser en roulant sous 50 km/h. Notez que cette dernière se loge dans un bac qui empiète évidemment sur le coffre. Mais, à condition de rouler fermé, il est possible de plier le réceptacle de la toile, afin de profiter du volume maximal de la soute (385 l) et donc de partir à quatre en vacances sans trop se limiter sur les bagages. Enfin, en reprenant le poste de conduite du coupé Série 4, le cabriolet permet à ses hôtes de profiter d’une présentation raffinée et d’un équipement riche, voire richissime pour peu que l’on ne regarde pas à la dépense…

Conduite : le plaisir de la balade avant tout

Comme évoqué un peu plus haut, le cabriolet Série 4 n’est pas dans une demi-portion. Imposant, l’engin réclame de la vigilance en ville (gaffe à la faible garde au sol ajoutée à l’empattement géant de 2,85 m !) et préfère les grands espaces. Mais il faut le prendre pour ce qu’il est, à savoir une belle découvrable à consommer façon grand tourisme et non comme une sportive, un postulat à retenir y compris au volant de la très performante version M440i livrée en série avec la transmission intégrale. Si la mélodie mécanique (ah le six cylindres en ligne !) et la poussée vive ressentie à chaque caresse sur l’accélérateur prodiguent leurs lots de bonnes sensations et que l’engin présente un comportement routier rigoureux, il est aussi très lourd (1 965 kg) et n’a donc pas, en virage serré, l’agilité d’un roadster. Il pêche aussi côté confort avec des ressorts arrière un poil trop souple. Mais hormis les plus pointilleux, qui s’en souciera puisque le plaisir de se décoiffer et de bronzer est lui bel et bien au rendez-vous ?

Tarif : coût de soleil garanti

En fait, le seul et véritable défaut du cabriolet Série 4 c’est d’être évidemment de faire fondre un compte en banque comme la neige au soleil. Comptez 74 900 € pour le 440i sans parler évidemment, de l’inventivité en matière de fiscalité (carte grise, malus CO2) de notre beau pays. Moins impressionnante avec une sonorité plus sage et un tempérament forcément moins exubérant, la motorisation 420i de 184 ch (à partir de 54 500 €) suffit et colle bien à l’esprit balade de l’engin.



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