Citroën AMI vs Renault Twizy, le choc du futur !

Citroën AMI vs Renault Twizy, le choc du futur !

Le pionnier Renault Twizy face à la nouveauté Citroen AMI, un comparatif franco-français entre deux visions du véhicule urbain électrique de demain. Un match du futur entre les deux quadricycles les plus originaux du marché.

Volante, autonome, électrique ou à hydrogène ? Comment sera la voiture de demain ? Difficile de répondre à cette question ! Une chose est sûre, les centres-villes des grandes agglomérations seront bientôt interdits aux véhicules thermiques.

De quoi voir débarquer de drôles de nouveaux engins. Des quadricycles, aux formes bizarroïdes, lilliputiens pour la plupart et tous électriques bien sûr. Renault avait déjà senti le vent tourner en commercialisant dès 2011 son très original Twizy, vendu depuis à 25.000 exemplaires en Europe.

Toujours au catalogue, il vient d’être rejoint par une concurrente de petite taille, la Citroën AMI. Un drôle d’engin cubique de 2,41 mètres de long (2,34 mètres pour le Twizy) à la symétrie parfaite entre la proue et la poupe.

Un cube bien pensé

Plus que pour tromper les badauds, cette architecture permet de réduire les coûts de fabrication (et donc de vente) puisque de nombreux éléments de carrosserie sont interchangeables comme les boucliers avant et arrière, les ailes ou encore les portières. Ce qui donne une ouverture antagoniste côté conducteur, comme chez Rolls-Royce !

De son côté, le Twizy – tout de même conçu par Renault Sport – détonne toujours autant dans le paysage automobile. Ce gros jouet au coup de crayon futuriste et à l’arrière façon Robocop se permet même une similitude avec les modèles de Lamborghini : l’ouverture de ses portières en élytre.

Il se distingue également de l’AMI grâce à ses deux motorisations : une version 45, autrement dit quadricycle léger accessible dès 14 ans et une version 80 quadricycle lourd, accessible avec le permis de conduire ou le B1 (dès 16 ans).

L’AMI plus accueillante que le Twizy

Le Twizy 80 est donc fort logiquement plus polyvalent car grâce à ses 80 km/h de vitesse maximale, il a la possibilité de rouler sur les périphériques urbains. Un avantage sur le papier, même si dans les faits la moindre expérience péri-urbaine avec un engin aussi riquiqui devient vite inquiétante. Difficile d’être serein quand on se retrouve dans un flot ininterrompu de voitures et poids lourds de toutes les tailles !

L’AMI, elle, n’a pas ce problème puisqu’elle reste cantonnée aux centres-villes à cause de sa vitesse maximale limitée à 45 km/h. Elle a même un gros avantage par rapport au Twizy, son sens de l’accueil bien plus développé.  Déjà parce qu’elle possède un véritable habitacle fermé, mais aussi parce qu’elle offre quelques petits équipements de confort comme la ventilation, un support de téléphone et même un port USB. Sans parler du passager qui aura le droit à un vrai siège, contrairement à celui arrière du Twizy qui demande une certaine aptitude à la contorsion… et une résistance aux secousses.

Car le petit Renault malmène les lombaires ! Son amortissement très ferme restitue la moindre imperfection de la route, les rues pavées et les dos d’âne devenant très rapidement un supplice. Au volant de l’AMI, le constat est un peu différent. Sans parler de véhicule confortable, la Citroën a le mérite de proposer une suspension plus feutrée et des sièges légèrement plus moelleux. Dans la pure tradition de la marque !

Fun to drive

Heureusement, nos deux mini-bolides restent amusants à conduire. Avec ses 17 ch (13 kW) et 57 Nm de couple envoyés aux roues arrière, le Twizy vire littéralement à plat et se permet même quelques petites glissades de l’arrière. Pour cela, privilégiez une piste de karting pour vous croire dans un jeu vidéo !

Plus paisible (8 ch) et pas vraiment aidée par son architecture, l’AMI vous donnera l’impression d’être à la barre d’un bateau qui tangue aux flux et reflux des marées. Reste que sa direction surmultipliée lui facilitera le travail lors des manœuvres par rapport à la direction dépourvue d’assistance du Twizy.

Une fois l’amusement terminé, l’heure est au bilan question autonomies. Le Twizy 80, revendiquant un rayon d’action de 100 km, s’arrêtera plutôt après 70 km, et encore moins après avoir emprunté le périphérique et autres routes à 70 km/h. L’AMI quant à elle annonce 75 km, qui seront plutôt de l’ordre de 50 km en utilisation réelle. Largement suffisant dans les deux cas pour les trajets urbains. D’autant plus que la recharge est rapide : 3h30 pour le Twizy et 3h pour l’AMI sur une prise domestique 220V.

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