Une mise à niveau suffisante ? - Automag.fr

Une mise à niveau suffisante ?

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Le best-seller VW T-Roc se refait une beauté

Les nouveautés s’enchaînent dans la gamme Volkswagen. En 2022, plusieurs modèles font leur apparition, du Taigo (que nous avons déjà essayé) à l’ID. 5, en passant par le très attendu ID. Buzz. Mais c’est bien le T-Roc restylé qui est le plus important pour la marque. Deuxième meilleure vente de VW en France (il représente 17 % des ventes), le T-Roc s’aligne sur le segment crucial des SUV compacts. Et c’est un véritable best-seller : plus d’un million de T-Roc ont été écoulés depuis son lancement en 2017, dont 71.000 en France. S’intercalant au dessus des Taigo et T-Cross, le T-Roc s’offre un restylage de mi-carrière attendu. Au programme : un style qui évolue par petites touches, un équipement mis au goût du jour, et surtout une qualité perçue en nette progression. J’ai pu l’essayer sur la côte méditerranéenne, entre Perpignan et Cadaquès. 

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Le Volkswagen T-Roc restylé.

Un style extérieur encore plus valorisant

On ne change pas une équipe qui gagne. Volkswagen fait donc évoluer par petites touches le look de son best-seller T-Roc. Les modifications apportées sont relativement subtiles, mais elles suffisent à redonner un petit « coup de frais » à un modèle qui n’avait pas vraiment vieilli depuis son lancement.

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Les changements les plus sensibles se retrouvent au niveau de la signature lumineuse. Jadis réservée aux finitions les plus hautes, la signature lumineuse en quasi-losange est désormais de série dès l’entrée de gamme Life. Les versions R-Line disposent quant à elles de la signature lumineuse verticale à 3 LED, qui était autrefois l’apanage du T-Roc R.

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Comme sur les dernières nouveautés de la gamme (de la Polo restylée au Taigo, en passant par là Golf), le bandeau chromé lumineux fait son apparition sur le T-Roc. Il est réservé aux T-Roc qui disposent des phares Matrix LED (IQ Light). A l’arrière, les T-Roc équipés de ces phares disposent d’une inédite signature lumineuse, avec clignotants LED à défilement.

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Comme souvent chez Volkswagen, la version R-Line se pare d’éléments stylistiques spécifiques, à commencer par de nouveaux boucliers avant et arrière, qui lui vont à ravir. 

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Notons enfin qu’un « Pack Design Black » est disponible en option sur R-Line. Comme son nom l’indique, le T-Roc se pare alors d’éléments noirs : rampes de pavillon et rétroviseurs, jantes, tandis que le montant C est revêtu d’un film noir mat. 

Un habitacle largement revu, avec une qualité perçue en hausse

S’il faut avoir un œil relativement averti pour déceler les changements apportés à l’extérieur, la donne est radicalement différente dans l’habitacle.

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Pour un peu, on pourrait presque parler de révolution. Jadis critiqué (par nous notamment) pour la qualité de ses matériaux intérieurs, le VW T-Roc profite de son restylage pour corriger ce grief. La nouvelle planche de bord marque une sensible montée en gamme, puisqu’elle se pare d’un bandeau moussé sur le dessus, avec une « vraie-fausse » surpiqûre sur toute la largeur. Et ce quelque soit la version choisie. 

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Toujours à ce chapitre, on note l’apparition d’un revêtement simili-cuir sur les contre-portes (sur les versions haut de gamme). En revanche, les plastiques de ces derniers restent rigides, et je peste (une nouvelle fois) contre la profusion de surfaces « laqué piano », qui marquent vite, et qui sont une tannée à entretenir. Au global toutefois, la qualité perçue enregistre une sensible montée en gamme, ce qui permet au T-Roc d’être (enfin !) en adéquation avec ses ambitions Premium.

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Des aspects pratiques toujours soignés

Malgré ses dimensions compactes (il mesure 4,23 m de long), le VW T-Roc soigne sa habitabilité : l’espace à l’arrière est bon (sauf quand on occupe la place centrale), et le coffre est profond et logeable (445 litres).

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Une technologie embarquée remise au goût du jour

Jadis noyé au sein de la planche de bord, le système d’info-divertissement de 8 pouces migre en partie haute, et gagne par la même occasion en lisibilité. En option sa taille atteint 9,2 pouces (système Discover Pro).

La mise à jour technologique du T-Roc ne s’arrête pas là : les connectivités Apple CarPlay et Android Auto sans fil et le Digital Cockpit sont désormais livrés de série, et le système Climatronic (climatisation automatique bizone) adopte à une interface entièrement tactile.

Sur les versions haut de gamme, les touches du volant deviennent elles aussi tactiles (avec retour haptique). Deux fonctionnalités assez superflues toutefois : à part l’esthétisme, j’avoue avoir du mal à percevoir la plus-value de ces interfaces tactiles.

De la même manière, la commande de la boîte DSG change (on peut désormais voir le mode enclenché sur le levier), et le volant devient capacitif (il est capable de détecter la présence des mains sur le volant : un plus indéniable pour les aides à la conduite).

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Des motorisations 100 % thermiques

Comme je le disais plus haut : le T-Roc restylé se passe de toute hybridation, même légère. Il faudra donc attendre sa prochaine génération pour qu’il se convertisse à cette technologie, et compter sur des motorisations 100 % thermiques en attendant. Une impasse un peu regrettable, à l’heure où ce type de motorisation ne cesse de prendre de l’importance : je pense notamment à l’hybridation légère des Golf eTSI, qui aurait sans doute permis de grappiller quelques précieux décilitres de carburant.

Pour cet essai, je me suis concentré sur celles qui représenteront l’essentiel des ventes : les TSI 110 et 150.

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Au volant du VW T-Roc restylé TSI 150 DSG7

Je débute avec la version de pointe de la gamme essence (T-Roc R mis de côté) : le quatre cylindres 1.5 TSI 150 Evo. Capable de couper deux de ses cylindres lorsqu’il est peu sollicité, ce moteur peut également évoluer en roue libre. Le tout pour moins consommer, évidemment. 

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On dit souvent que les premières impressions sont souvent les plus importantes. A ce petit jeu, le T-Roc restylé tire son épingle du jeu. En finition R-Line, il dispose en effet d’un volant à la jante très travaillée, qui épouse parfaitement les mains : un vrai bonheur à l’usage ! La position de conduite est agréable, et j’apprécie le fait de ne pas être assis trop haut. En revanche, dommage que Volkswagen n’ait pas profité de ce restylage pour améliorer la résolution de la caméra de recul, franchement passable.

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Un modèle d’homogénéité

Ce qui m’interpelle immédiatement, c’est la qualité de filtration des irrégularités de la suspension. Malgré les jantes 18 pouces (livrées de série sur cette finition R-Line), le confort est bon, sauf les quelques percussions enregistrées à basse vitesse, sur les plus gros défauts. Sur route, le T-Roc est un agréable compagnon, avec un train avant précis et bien guidé, des prises de roulis maitrisées, et un bon dynamisme sur les changements d’appui (même lorsqu’on fait l’impasse sur l’amortissement piloté optionnel). Efficace mais peu expansif, ce T-Roc est un modèle d’homogénéité. Le système de conduite semi-autonome Travel Assist (de série dès la finition Style) augmente le confort de conduite : capable de guider le T-Roc au centre de sa voie, il adapte son allure en fonction des conditions de circulation, et des autres véhicules.

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Le 1.5 TSI 150 Evo livre quant à lui une partition bien feutrée, avec un Stop and Start doux, et une belle souplesse d’ensemble. Avec un 0 à 100 km/h avalé en 8,6 secondes, ce moteur donne au T-Roc ses gallons de routière : à l’aise en toutes circonstances, il offre tout le répondant qu’on attend lors des dépassements. La DSG7 complète ces bonnes impressions : sa fluidité fait toujours des merveilles, même s’il ne faudra pas hésiter à basculer en mode sport pour avoir du répondant, la boite privilégiant en effet les bas régimes en mode « normal ».

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Côté consommation, comptez environ 7,5 L / 100 km en utilisation mixte : une valeur correcte.

Au volant du VW T-Roc TSI 110 BVM6

Se glisser derrière le volant du modèle d’entrée de gamme est un exercice toujours intéressant. Malgré ses performances plus modestes (0 à 100 en 10,6 secs), le T-Roc TSI 110 offre déjà des performances suffisantes, avec une bonne rondeur mécanique (sauf sous les 2.000 tr/min), et une sonorité pas désagréable (architecture 3 cylindres oblige). La boite mécanique à 6 rapports est douce à l’usage, mais son débattement est trop long, et manque peut-être un peu de verrouillage.

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Le T-Roc TSI 110, en finition d’entrée de gamme Life.

Déjà bonne sur la version TSI 150 R-Line, la qualité de l’amortissement devient ici impériale, avec les plus petites roues et les flancs de pneus plus hauts : un vrai bonheur ! Revers de la médaille, l’absence de châssis rabaissé et ces mêmes flancs hauts entrainent des mouvements de caisses un peu plus prononcés. Plus modeste, le TSI 110 est également plus sobre : j’ai enregistré 6,6 L / 100 km sur un parcours mixte.

Gamme, tarifs du VW T-Roc restylé 

La gamme du T-Roc restylé compte 7 moteurs (dont les TDI 115 et 150), et 2 boites de vitesse. En essence, l’offre tourne autour des 1.0 TSI 110 BVM6 et 1.5 TSI 150 (en BVM ou DSG). L’exubérant T-Roc R de 300 ch est maintenu. Son 2.0 TSI le catapulte de 0 à 100 en 4,9 secs, mais son malus le rendra malheureusement confidentiel sur nos routes. Chose rare dans cette catégorie, une offre 4 roues motrices est disponible, mais elle est réservée à la version R, ou à la motorisation TDI 150.

L’arborescence de la gamme est la suivante : Life, Life Business, Style (remplace la Carat), Style Exclusive, R-Line. La gamme débute à 27.990 Euros (TSI 110 BVM6 Life), et grimpe à 39.600 Euros en version de pointe essence -R mise de côté- (TSI 150 DSG7 Style Exclusive). Comptez au minimum 36.780 Euros Euros pour la finition R-Line. Vous l’aurez compris, les tarifs du T-Roc sont en droite ligne avec ses ambitions Premium : il n’est pas donné.

Dès l’entrée de gamme, l’équipement est intéressant : Keyless Access, Park Assist, feux à LED à l’avant et à l’arrière, Digital Cockpit 8 pouces, connectivités Apple CarPlay et Android Auto sans fil.

En version Style, la dotation grimpe encore : Travel Assist (comprenant le régulateur adaptatif et le détecteur d’angle mort), caméra de recul, système Discover Media. La version R-Line soigne sa présentation, avec des jantes 18 pouces, des boucliers et bas de caisse spécifiques, et un habitacle distinct (volant, ciel de toit noir, sellerie…).

La version Style Exclusive permet quant à elle de profiter d’un T-Roc « full équipé » : sellerie cuir Vienna, sièges et volant chauffants, hayon électrique, toit ouvrant panoramique, projecteurs IQ Light…

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Conclusion : La success story va se poursuivre

Volkswagen a donc fini par entendre raison : largement critiquée lors de son lancement, la qualité perçue de son T-Roc devient enfin en adéquation avec les ambitions du modèle. Même si quelques petits points restent encore à parfaire (les contre-portes notamment), ce T-Roc restylé livre une copie d’une grande homogénéité, avec un volume à bord intéressant, une technologie parfaitement au goût du jour, et des prestations routières très probantes. Même si les TSI sont réussis, Volkswagen aurait du profiter de ce restylage pour introduire de l’hybridation (même légère). Enfin, les tarifs grimpent vite, mais c’était déjà le cas auparavant. La success story T-Roc n’est définitivement pas prête de s’arrêter !

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VW T-Roc restylé (2022)

On aime

  • Le look, encore plus valorisant (finition R-Line)
  • La qualité perçue, en progression sensible
  • Le contenu technologique, parfaitement au goût du jour (infotainment, instrumentation, aides à la conduite)
  • Les aspects pratiques soignés
  • L’homogénéité d’ensemble (confort, tenue de route, motorisations TSI probantes)

On aime moins

  • Encore quelques efforts à faire en terme de qualité perçue (contre-portes notamment)
  • Pas d’hybridation disponible, même légère
  • Les tarifs, qui grimpent vite


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