Votre occasion prend de l'âge, faut-il l'assurer tous risques ou au tiers ? - Automag.fr

Votre occasion prend de l’âge, faut-il l’assurer tous risques ou au tiers ?

Dans notre pays comme presque partout dans le monde, il est obligatoire d’assurer sa voiture. Une assurance qui permet de couvrir les frais en cas de dégâts matériels, ou humains, lors d’accident, responsables ou non, mais aussi d’indemniser la victime en cas de vol, de bris de glace, de catastrophe naturelle, ou d’incendie par exemple.

Mais s’assurer coûte cher. Toujours trop cher quand on n’en a pas besoin, comme pour la mutuelle santé, a-t-on l’habitude de dire. Mais on est bien content d’être assuré, quand les ennuis surviennent. 

Il existe traditionnellement plusieurs niveaux de couverture d’assurance, en général trois :

  • le tiers simple, qui indemnise les victimes d’un accident si vous en êtes responsable, mais pas vous.
  • le « tiers + vol/incendie », qui comme son nom l’indique vous indemnise aussi en cas de vol ou d’incendie.
  • les formules « tous risques » qui interviennent dans tous les cas d’accident, même lorsque vous êtes responsable.

Et parfois un niveau intermédiaire « tiers + bris de glace ».

Les niveaux de prime d’assurance, vous vous en doutez, ou le savez  déjà très bien, vont crescendo selon la formule choisie. Et nous le verrons plus loin, cela peut aller du simple au triple parfois

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Des calculs complexes

Le calcul des primes d’assurance répond toujours à des principes complexes. Mais il se base sur deux critères principaux :

– votre situation de « risque », votre « profil » (il est plus risqué d’avoir un accident sur la Côte-d’Azur que dans le Morvan), mais aussi si vous avez 20 ans plutôt que 60)

– la valeur de la voiture.

Cela paraît logique : plus l’auto coûte cher, plus les remboursements à prévoir par l’assureur  seront conséquents en cas de vol, ou de mise au rebut suite à un accident fatal pour l’auto. 

Les primes d’assurance se basent en partie sur la valeur de la voiture. Il est donc pertinent de regarder régulièrement si sa « cote » a baissé, et revoir en conséquence son contrat d’assurance.

Seulement, vous n’êtes pas sans savoir que le temps passant, votre voiture perd de sa valeur. Une occasion de 10 ans ne vaut plus qu’entre 15 et 25 % de son tarif neuf (voire un peu plus avec l’augmentation des cotes de l’ensemble des occasions depuis quelques années). Mais on s’éloigne grandement de la valeur à neuf. 

De plus, vous l’utiliserez peut-être moins, au bénéfice d’une nouvelle auto, tout en la gardant pour les petits parcours. Moins de kilomètres parcourus = moins de risque.

Et enfin, si votre occasion prend de l’âge, vous aussi (eh oui…), ce qui peut faire baisser le niveau de risque de votre « profil ». Et ça c’est important.

Ce sont donc concrètement ces deux critères principaux qui évoluent avec le temps !

Du coup, c’est une bonne idée de se pencher régulièrement sur le ou les contrats d’assurance de votre ou vos autos. Cela permet à tous les coups de faire des économies. Et voici les astuces et conseils à suivre.

 

1/ Revoyez le niveau de couverture

Il est fort compréhensible que lorsque l’on achète une voiture neuve, ou une occasion assez récente et encore chère, on opte pour une couverture tous risques. C’est la « garantie » d’une indemnisation de bon niveau en cas d’accident (même responsable) ou de vol, et de ne pas perdre gros. Il n’y a pas trop de discussion à ce niveau.

Mais les années passent. Et votre prime reste la même (voire augmente !), alors que la valeur de votre auto, elle, fond comme un carré de chocolat sous la langue.

Il existe un moment charnière, au-delà duquel il s’avère que payer une prime tous risques n’est plus rentable. Car le surcoût annuel est trop important, face à la probabilité d’accident et au montant de l’indemnisation éventuelle en cas de mise à la casse, ou en cas de vol. Il est alors temps de réviser son contrat.

Traditionnellement, ce moment « charnière » survient au 10e anniversaire du véhicule. Les assureurs eux-mêmes proposent, pour ces occasions-là, lorsque l’on réalise des devis, le tiers (parfois avec options) plus que le tout risque ou le tiers + vol.

Une Renault Super 5 de base ? Pas besoin de l'assurer tout risque évidemment, le tiers simple suffit. Mais pas pour une GT turbo qui cote 12 000 €.
Une Renault Super 5 de base ? Pas besoin de l’assurer tout risque évidemment, le tiers simple suffit. Mais pas pour une GT turbo qui cote 12 000 €.

Mais attention. Tous les modèles de voiture ne se valent pas. Certains gardent une cote d’enfer pendant longtemps, quand d’autres voient leur valeur plonger beaucoup plus vite. Du coup certains modèles de plus de 10 ans méritent encore le « tous risques », en particulier les modèles premium, quand d’autres peuvent passer au « tiers » dès 6 ou 7 ans !

Une BMW Série 5 de 10 ans, dotée d’un 6 cylindres, peut encore valoir autour de 15 000 €, voire 20 000 €. Il faudra clairement l’assurer tous risques, malgré le surcoût. Une Fiat Panda de 6 ou 7 ans, qui cote moins de 4 000 €, vous aurez compris que ce n’est plus nécessaire, et plus coûteux au final. 

C’est pourquoi c’est davantage la VALEUR RÉSIDUELLE qui doit compter. Nous considérons qu’au-dessus de 3 000 €/4 000 €, et si vous avez peu de moyens pour remplacer votre auto en cas de pépin, le tous risques peut encore se justifier. En dessous de cette valeur, cela devient peu rentable. 

Au tiers simple ou tous risques, les différences de tarif sont énormes.
Au tiers simple ou tous risques, les différences de tarif sont énormes.

D’autant plus que les différences de tarifs peuvent être énormes entre le tiers et le tous risques. Par exemple, pour une Renault Mégane 3 1.5 dCi 110 ch Privilège de 2010, assurée par un conducteur de 28 ans qui a 15 % de bonus, habitant dans le 78, le tarif sera de 502 € au tiers simple, mais 1 014 € en tous risques (simulation à la Matmut). Un surcoût redoutable de 512 € par an (+ 102 %), soit + 2 560 € en 5 ans. Qui seront dépensés en pure perte s’il ne vous arrive rien, et qui seront difficilement rentabilisés en cas de petit accident, ou de mise à la casse, d’autant plus que les années passeront. Ici, en tiers + vol et incendie, c’est 689 €, un surcoût plus raisonnable. L’auto cote un peu plus de 4 000 €. On peut passer en Tiers + vol, voire Tiers simple.

Pour une BMW Série 5 530d de 2010, et un conducteur de 50 ans qui a 50 % de bonus, et habitant dans le 78, le tarif sera de 321 € au tiers simple, mais 772 € en tous risques (et 490 € en tiers + vol et incendie), soit + 140 % (toujours à la Matmut) ! Cela impose de sortir 2 255 € de plus en cinq ans. Mais là, la voiture cote 11 000 €. On restera en Tous risques si on a les moyens, ou en Tiers + vol si la voiture roule très peu.

On peut multiplier les exemples à l’infini, les assureurs et les profils aussi. Le résultat sera toujours le même. Le « tous risques » coûte cher, très cher, souvent plus du double du tiers simple. Et si c’est pour recevoir après un accident grave et une mise à la casse un billet de 1 500 € après déduction de la franchise, parce que votre auto ne vaut plus grand-chose, le calcul est vite fait… Ce n’est plus rentable.

Notre conseil : effectuez régulièrement une estimation de la cote de votre auto, sur La Centrale par exemple, et confirmez avec les annonces de véhicules équivalents au vôtre mis en vente. Si vous passez sous les 4 000 € environ, passez un coup de fil à votre assureur et modifiez la couverture de votre auto. Voire changez d’assureur (paragraphe ci-dessous).

 

2/ N’hésitez pas à changer de crémerie

Le plus souvent, on choisit son assureur et son contrat juste avant d’aller récupérer sa voiture, qu’elle soit neuve ou d’occasion. Donc selon les critères de « risque » et de « valeur » de l’auto à l’instant T. Et ensuite, on laisse courir.

C’est humain, on ne s’en préoccupe plus, et tous les contrats sont à tacite reconduction, ce qui fait que les années peuvent passer sans qu’on jette plus qu’un coup d’œil à l’avis d’échéance annuel. Mais il faut savoir que la concurrence fait rage entre les assureurs, surtout depuis qu’avec la loi Chatel, il est très facile d’en changer, passée la première année.

Il y a donc tout intérêt à aller prendre « la température du marché » régulièrement. Pour plusieurs raisons.

Déjà, en changeant d’assureur, vous pourriez bénéficier d’un tarif attractif réservé aux « nouveaux clients », histoire d’attirer le chaland, ou d’offres de bienvenue. Passer chez un assureur « en ligne » (type Direct Assurance, Eurofil…), si vous n’y êtes pas allergique, peut s’avérer intéressant également. Il faut cependant bien comparer les garanties et voir si elles sont toujours en adéquation avec vos besoins.

Mais aussi, vous arrivez avec des données « fraîches », concernant votre situation et votre voiture. Vous êtes plus âgé, votre profil est donc moins risqué, et la voiture, elle, a quelques années de plus et sa valeur a diminué. L’assureur va donc considérer qu’elle lui coûtera moins en cas de vol, ou en cas de mise au rebut suite à un accident. Autant de choses dont clairement, votre ancien assureur ne tient pas compte. Qui a déjà vu sa prime de base baisser spontanément (hors acquisition de bonus s’entend) ? C’est rarissime.

En procédant ainsi, vous pouvez gagner, à garanties identiques, plusieurs centaines d’euros par an, comme d’ailleurs promis par certaines enseignes dans leur publicité. C’est pour le coup une réalité.

Difficile de donner des exemples généraux. Mais à titre personnel, votre serviteur a économisé 104 € par an en passant de Eurofil à Direct assurance, après seulement 3 ans, pour les mêmes garanties ou presque, et chez deux assureurs dits « directs », qui sont donc comparables. Comme l’âge, de la voiture, comme du conducteur, joue un rôle important.

En passant d’un assureur classique à un assureur direct, l’économie peut être bien plus conséquente encore.

Notre conseil : sans forcément faire la démarche TOUS les ans, pensez, par exemple tous les 2 ou 3 ans, à faire des devis chez différents assureurs pour les mêmes garanties. Vous aurez certainement de bonnes surprises. Passer de l’un à l’autre se fait aujourd’hui facilement, rapidement et sans justification, et à n’importe quel moment passée la première année.

 

3/ Retirez des options et/ou faites baisser le kilométrage annuel

À la souscription de votre contrat, vous avez peut-être coché les cases de certaines options, parce que cela semblait pertinent à l’époque : assistance 0 km, prêt de véhicule en cas de panne ou de vol, indemnisation renforcée ou à valeur d’achat pendant 2 ans, 5 ans, assurance du contenu de la voiture (utile quand on a du matériel professionnel dedans), etc…

Des options qui, mises bout à bout, font gonfler la facture. Et qui peuvent après quelques années se révéler soit obsolète et donc complètement inutiles, soit moins pertinentes.

Pensez donc à relire les conditions particulières de votre ou vos contrats. Un « remboursement renforcé » pendant 3 ans a été souscrit alors que ça fait 5 ans que vous êtes assuré ? Complètement inutile. L’assurance du contenu de la voiture à concurrence de 1 500 € ? Plus utile si vous avez changé de métier ou d’entreprise, et que vous ne transportez plus rien de valeur. Prêt de véhicule en cas de panne ? Vous habitez maintenant en face de la concession et avez une deuxième voiture, donc ça devient superflu.

Également, vous avez désigné un second conducteur sur la voiture, mais celui ou celle-ci ne le conduit plus ? On supprime du contrat, ça fait baisser la prime ! Un enfant était désigné au contrat, il a grandi, acquis de l’expérience et son niveau de risque a donc baissé, parlez-en aussi à votre assureur.

Du coup, faire le point avec un conseiller et décocher toutes les options inutiles peut vous faire économiser plusieurs dizaines, voire centaines d’euros par an.

De même si vos habitudes de conduite ont changé. 

Votre auto a un certain âge, un certain kilométrage et vous roulez désormais beaucoup moins avec ? Signalez-le à votre assureur, ça fera baisser le tarif !
Votre auto a un certain âge, un certain kilométrage et vous roulez désormais beaucoup moins avec ? Signalez-le à votre assureur, ça fera baisser le tarif !

Vous parcouriez 30 000 km par an avec votre voiture il y a 5 ans, mais moins de 10 000 maintenant, voire encore moins ? Signalez-le à votre assureur ! En effet, la plupart prévoient aujourd’hui des ristournes sur la prime en cas de kilométrage annuel faible, ou des « forfaits » kilométriques. Les paliers sont différents selon les assureurs, mais en général, à moins de 7 000 km, parfois 5 000 km par an, le tarif diminue. Vous pouvez même opter pour une assurance « Pay as you drive », c’est-à-dire une assurance au kilomètre parcouru, qui impose toutefois de faire poser un boîtier électronique qui transmet à l’assureur le nombre de kilomètres parcourus.

Ce serait en tout cas dommage de se priver de cette économie facile.

LE BILAN

Vous l’aurez compris, avec une auto qui prend de l’âge, dont la valeur baisse, et donc l’utilisation n’est pas intensive, il est possible de réaliser de grosses économies sur la prime annuelle. Il s’agit non pas de « mal l’assurer », mais de « mieux » l’assurer, au juste prix, aux justes garanties, et de ne plus « surpayer » une couverture trop importante devenue inutile. Alors à vos devis, cela fera un joli cadeau de Noël, le cas échéant.

 

« Youngtimers » et voitures de collection : un cas particulier

Lorsqu’elles arrivent à un certain âge (plus de 20 ans), certaines autos peuvent passer dans la catégorie des fameuses « youngtimers », ces voitures qui connaissent un engouement dingue auprès des quarantenaires et plus, parce que ce sont des voitures dans lesquelles ils ont été transportés, étant enfant, et qui bénéficient donc d’un fort capital nostalgie. Ces autos se font de plus en plus rares en bon état. On pense aux Peugeot 205 GTI, 309 GTI, Volkswagen Golf GTI, Golf VR6, Citroën CX, BX, GS, Renault 5 GT turbo, R25, R19 16s, Clio Williams, BMW Série 3 E30 ou E36, Honda Civic, Fiat Coupé, Alfa GTV. Bref, la liste est (très) très longue…

Une BMW M3 E36 a pris beaucoup de valeur. Il est conseillé de la faire expertiser et de bien la garantir, pour être indemnisé au juste prix.
Une BMW M3 E36 a pris beaucoup de valeur. Il est conseillé de la faire expertiser et de bien la garantir, pour être indemnisé au juste prix.

Et puis, passé 30 ans, ou plus encore, on passe dans la catégorie « collection ». Avec pour principe encore plus de rareté, et un intérêt historique qui se dessine, pour certains modèles.

Les youngtimers et les voitures de collection, contrairement aux autres occasions, ont tendance à gagner de la valeur et non à en perdre. Parfois beaucoup. Une Clio Williams en bon état coûte aujourd’hui plus cher qu’une neuve à l’époque (jusqu’à plus de 35 000 €). Pareil pour une BMW M3 E30 en état « concours » (plus de 75 000 €). Le prix des 2CV s’est envolé (souvent plus de 15 000 €). Etc.

Assurer ces autos requiert donc une stratégie différente.Les assurer tous risques ou a minima contre le vol est une meilleure option. Il existe des assureurs spécialisés dans les voitures youngtimer ou de collection, on pense à Clavel, Rétro assurance ou Quattro. Les assureurs classiques proposent de plus en plus une formule adaptée.

Mais par chance, en général, les assurances dites « collection » sont très peu chères à l’année. Cela est dû en particulier au fait que les kilométrages parcourus par les youngtimers et les voitures de collection sont faibles. Le risque réduit, donc.

En contrepartie, pour pouvoir les assurer, il faut obligatoirement avoir un autre véhicule assuré de façon classique (même chez un autre assureur). Et nous vous conseillons surtout, si vous êtes dans ce cas, de faire expertiser votre voiture

C’est encore plus nécessaire si vous êtes assuré de façon classique. Ainsi, avec une expertise qui définit une valeur de remplacement pour votre auto, votre assureur ne pourra vous proposer un remboursement de 800 € pour votre Super 5 Baccara, dont les cotes explosent, comme si c’était une vulgaire Super 5 TC de base. Une expertise de ce type coûte en moyenne entre 150 € et 300 €, selon qu’on souhaite juste connaître la valeur de sa voiture ou avoir une expertise plus poussée sur son état et son historique. La garantie d’être indemnisé correctement.

Mais passer en assurance collection, si vous roulez peu, et que vous avez une autre auto assurée normalement, aura le mérite de vous faire économiser sur votre prime. Quelle que soit l’auto de toute façon.

Et assurance collection ne veut pas dire obligatoirement carte grise collection (CIC = certificat d’immatriculation collection), que l’on peut souscrire à partir de 30 ans seulement. Pour l’assurance collection, certains organismes acceptent déjà les « plus de 8 ans », même si c’est très jeune.

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