Smart #3 (2024) : à l'aise dièse - Automag.fr

Smart #3 (2024) : à l’aise dièse

En bref

SUV coupé compact
À partir de 37 315 €
Pas de bonus

 

Smart déploie sa nouvelle gamme de voitures électriques sur le Vieux Continent. La nouvelle #3 vient étoffer le tout jeune catalogue du constructeur intégré depuis 2020 à une joint-venture entre Mercedes-Benz et Geely. Le nouveau SUV de Smart est conçu et dessiné en Allemagne par Daimler mais il est produit par Geely à Xi’an, en Chine, aux côtés du Volvo EX30, sur une plateforme partagée.

Essai – Smart #3 (2024) : à l’aise dièse

 

L’entrée en vigueur du score environnemental (cf : encadré) à compter du 15 décembre 2023, va exclure le nouveau #3 du bonus écologique. Un élément qui constitue d’emblée un frein. C’est pourquoi Smart France a accéléré l’importation de son nouveau modèle qui sera finalement disponible dès le mois de décembre, afin de profiter (selon le stock) quelques semaines du bonus écologique.

Dommage, car les conditions sont favorables au lancement de la nouvelle #3. À commencer par son positionnement. En effet ce SUV coupé, long de 4, 40 m, débarque sur un marché où l’on trouve encore peu d’équivalents premium. Hormis le Volvo C40 nettement plus cher (à partir de 53 300 €), il faudra attendre le lancement du nouveau Mini Countryman pour lui trouver un vrai rival ou chercher sur le segment supérieur.

La #3 repose sur la plateforme de la #1. Elle gagne 13 cm sur le porte-à-faux arrière pour atteindre 4,40 m.
La #3 repose sur la plateforme de la #1. Elle gagne 13 cm sur le porte-à-faux arrière pour atteindre
4,40 m.
On remarque une chute de pavillon façon coupé très tendance. 
On remarque une chute de pavillon façon coupé très tendance. 

Ensuite par ses tarifs. La nouvelle #3 coûte environ 1 500 € de plus que sa petite sœur, la #1. Une différence de prix intéressante, sachant que le contenu d’équipements est très attractif (cf : page équipement). En France, les tarifs débutent à 37 315 € avec la batterie LFP de 49 kWh (cf page sur route). Pour accéder à la batterie NMC de 66 kWh, il faudra investir au minimum 42 315 €. Un tarif élevé dans l’absolu mais compétitif sur le marché de l’électrique.  

Une version d’accès équipée d’une batterie différente

La #3 peut aussi compter sur un style attractif concocté par le bureau de style allemand. Elle reprend la recette gagnante de la #1 : un regard menaçant, une carrosserie lisse comme un galet et des coloris acidulés, qu’elle étire d’une quinzaine de centimètres pour aboutir à un profil de coupé. Cet étirement profite aussi à l’aérodynamisme, avec un Cx de 0,27, donc aux consommations. La version Brabus testée ici, la plus huppée (49 815 €) et la plus rapide du catalogue, ajoute quelques attributs esthétiques comme les jantes de 20 pouces, les étriers de frein rouges et quelques badges spécifiques. L’appellation Brabus est ici purement marketing. Le préparateur allemand n’a pas réalisé de mise au point spécifique sur les moteurs et le châssis.

Abonnez-vous à la newsletter de Caradisiac

Recevez toute l’actualité automobile

L’adresse email, renseignée dans ce formulaire, est traitée par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.

Cette donnée est utilisée pour vous adresser des informations sur nos offres, actualités et évènements (newsletters, alertes, invitations et autres publications).

Si vous l’avez accepté, cette donnée sera transmise à nos partenaires, en tant que responsables de traitement, pour vous permettre de recevoir leur communication par voie électronique.

Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduire une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL). Vous pouvez également retirer à tout moment votre consentement au traitement de vos données.
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : www.caradisiac.com/general/confidentialite/

L'habitacle est agréable. Il est moderne, bien dessiné et la présentation est de qualité.
L’habitacle est agréable. Il est moderne, bien dessiné et la présentation est de qualité.

Dans l’habitacle, Smart a fait simple en reprenant intégralement la planche de bord de sa petite sœur à l’exception des trois aérateurs centraux, qui adoptent une forme ronde. Cet intérieur agréablement dessiné est bardé de rangements et surtout de bonne qualité. Les matériaux sont dignes du statut premium revendiqué par la marque à l’image du cuir recouvrant la planche de bord, de la sellerie agréable au toucher et des inserts décoratifs valorisants. Les parties basses sont en plastiques durs.

L'instrumentation numérique est bien lisible. Elle est complétée par un affichage tête haute.
L’instrumentation numérique est bien lisible. Elle est complétée par un affichage tête haute.
L'écran tactile est performant. Il regroupe toutes les fonctionnalités de la voiture. Parfois au détriment de l'ergonomie.
L’écran tactile est performant. Il regroupe toutes les fonctionnalités de la voiture. Parfois au détriment de l’ergonomie.

La #3 reprend aussi les 2 écrans numériques, dont un de 9,2 pouces pour le conducteur, qui peut être accompagné dès le deuxième niveau de finition par un affichage tête haute de 10 pouces, et un second de 12,8 pouces pour le multimédia, qui regroupe quasiment toutes les commandes. Parfois au détriment de l’ergonomie. Par exemple les rétroviseurs extérieurs ou encore le verrouillage des vitres arrière réclament plusieurs requêtes sur l’écran. Malgré une présentation qui gagnerait à être plus claire, cet écran tactile s’avère rapide d’utilisation et truffé de fonctionnalités. Naturellement, il bénéficie des connectivités Android et CarPlay sans fil, mais profite aussi de mises à jour à distance (OTA) et d’un assistant sous forme de « guépard »  qui répond (une fois sur deux) à la commande vocale « Hello Smart ». À cela, la #3 ajoute de série une myriade d’aides à la conduite (régulateur de vitesse adaptatif, détection des angles morts, aide aux embouteillages, caméra à 360 degrés, etc.) que peu de concurrents proposent dès le premier niveau de finition.

Beaucoup de place à l'arrière. Les grands gabarits apprécieront l'espace aux jambes et à la tête.
Beaucoup de place à l’arrière. Les grands gabarits apprécieront l’espace aux jambes et à la tête.
Le coffre est juste pour une famille avec seulement 370 litres et un plancher amovible mais non modulable.
Le coffre est juste pour une famille avec seulement 370 litres et un plancher amovible mais non modulable.

Hormis un accès qui impose de baisser la tête, la #3 surprend par son vaste intérieur. En effet, les passagers, même au-delà d’1m80, disposent d’un très bon espace aux jambes, aux coudes et à la tête. Les passagers seront parfaitement à l’aise. Ils disposent en prime d’aérateurs et de prises USB. La banquette perd en revanche sa fonction coulissante par rapport  à la #1. C’est principalement le coffre qui pâtit du design avec un volume trop juste (370 litres) pour une famille. Le plancher est amovible mais pas modulable. Dommage, il aurait été plus pratique de pouvoir le glisser à l’étage inférieur comme beaucoup de concurrents. Banquette rabattue, le chargement grimpe à 1 160 litres. Bon point, un « frunk » (rangement sous le capot) d’environ 15 litres, est présent pour loger les câbles de recharge.

Pas de bonus pour la Smart #3 en 2024

En vigueur depuis le 10 octobre 2023, le « score environnemental » calculé par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) prend en compte : l’impact pour l’acheminement du véhicule, le type de batterie à bord, les matériaux utilisés et la consommation énergétique de l’usine. Cette mesure, concernant uniquement la France, exclut du bonus un bon nombre de véhicules électriques produits en Chine (dont l’industrie est très dépendante du charbon), dont la nouvelle Smart #3. Le décret n° 2023-930 précise que les voitures électriques neuves commandées ou dont le contrat de location a été signé « avant le 15 décembre 2023 inclus » ne sont pas concernées par cette réforme (leurs acquéreurs peuvent donc toujours demander le bonus écologique) « à condition que leur facturation ou le versement du premier loyer intervienne le 15 mars 2024 au plus tard ».

 

Source de l’article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *