L’air du circuit des 24 Heures du Mans 2026 a vibré d’une intensité palpable lors de la dernière répétition générale avant l’Hyperpole, les Essais Libres 3. Ce jeudi après-midi, le plateau Hypercar a offert un spectacle haletant, où les hiérarchies établies ont été bousculées de manière spectaculaire. Alors que l’ultime séance qualificative se profile, la BMW n°15 et l’Alpine n°36 ont jeté un pavé dans la mare, s’imposant comme les forces dominantes, prêts à en découdre pour la pole position. Cette course contre la montre a révélé des performances inattendues, propulsant ces équipes sous les feux des projecteurs, redessinant complètement la carte de la compétition et laissant présager une Hyperpole d’anthologie où chaque dixième comptera. L’énergie à l’approche de cet événement est à son comble, avec des voitures de course prêtes à déchaîner toute leur performance sur l’asphalte mythique.
Les faits marquants de ces Essais Libres 3 avant l’Hyperpole :
Dominance BMW : La BMW n°15 a signé le meilleur temps final, une performance qui relance totalement la lutte pour la pole.
Alpine en embuscade : L’Alpine n°36 a confirmé son excellente forme en se hissant à la deuxième position, affichant une performance redoutable.
Cadillac solide : La Cadillac n°12 a mené une grande partie de la séance et conserve toutes ses chances pour l’Hyperpole, malgré le regain de ses concurrentes.
Surprise Genesis : La Genesis n°19 s’est distinguée avec un chrono inattendu dans le top 4, démontrant le potentiel de cette nouvelle venue.
Incidents et défis : Plusieurs incidents ont émaillé la séance, forçant drapeaux jaunes et Slow Zones, soulignant la complexité de maîtriser ces bolides sur le circuit manceau. La compétition ne laisse aucun droit à l’erreur.
Peugeot et Aston Martin en retrait : Les deux équipes ont rencontré des difficultés, se retrouvant en queue de peloton pour une grande partie de la session.
Les premières lueurs d’une bataille intense pour l’Hyperpole
La troisième séance d’essais libres des 24 Heures du Mans 2026 a démarré dans des conditions typiques de début de session, avec des pilotes cherchant à apprivoiser des pneus et des freins encore froids. Cette phase initiale, souvent piégeuse, n’a pas manqué de provoquer son lot de frayeurs. La LMP2 d’IDEC Sport en a fait les frais, se retrouvant brièvement hors piste et déclenchant un drapeau jaune, un rappel de la vigilance constante requise sur ce tracé mythique. Rapidement, les Hypercars ont pris les devants. C’est la Ferrari n°51, pilotée par Antonio Giovinazzi, qui a d’abord établi la référence avec un temps de 3’24″995, devançant les deux Toyota. Un chrono impressionnant, mais qui n’allait pas tenir longtemps. La riposte fut immédiate de la part de Norman Nato au volant de la Cadillac n°12, qui a pulvérisé cette marque, abaissant le temps de près d’une seconde pour signer un 3’24″058. L’intensité montait déjà d’un cran, annonçant la couleur d’une séance où chaque seconde allait être chèrement disputée. Les voitures de course se livraient déjà à un duel de titans, chacune cherchant à affirmer sa performance.
Pendant ce temps, la BMW n°15 de Raffaele Marciello a connu un moment délicat, partant en tête-à-queue dans les graviers à l’entrée de la dernière chicane. Un petit coup de chaud pour l’équipage, mais sans conséquences majeures, permettant à la voiture de reprendre sa quête de performance. Au même instant, la seconde Cadillac, la n°101, invitée spéciale des 24 Heures du Mans, a rejoint sa sœur la n°12 aux avant-postes, démontrant la force collective de l’équipe américaine. Ces premiers échanges donnaient déjà un aperçu de la domination potentielle de certaines écuries, tandis que d’autres, comme l’Aston Martin n°007 et la Genesis n°19, peinaient à inscrire un chrono significatif après 30 minutes de roulage. Elles se retrouvaient en queue de peloton, derrière les Peugeot n°93 et n°94, qui semblaient également en difficulté. Une situation complexe qui allait pousser ces équipes à redoubler d’efforts pour trouver le rythme avant la phase cruciale de l’Hyperpole. Retrouvez le programme complet des 24 Heures du Mans 2026 pour ne rien manquer de l’action.
L’émergence des outsiders et les difficultés des favoris
Alors que la séance progressait, la hiérarchie a commencé à prendre forme, mais non sans surprises. La Genesis n°19, après un début discret, a finalement frappé un grand coup. Mathieu Jaminet a hissé la GMR-001, parée de sa livrée spéciale, à une impressionnante quatrième place, à seulement 0″737 de la référence établie par la Cadillac n°12. Une prouesse qui démontrait le potentiel de cette nouvelle venue dans le monde exigeant de l’endurance. Après une heure de course automobile, le top 10 affichait une configuration intéressante : deux Cadillac en tête, suivies par la Ferrari n°51, la Genesis n°19, la BMW n°20, la Ferrari n°50, la BMW n°15, et les deux Toyota n°7 et n°8, avant la Genesis n°17. C’était un mélange audacieux qui promettait une Hyperpole pleine de rebondissements. Pendant ce temps, les deux Peugeot, les deux Aston Martin et la Ferrari n°83 continuaient de batailler en fond de classement, cherchant désespérément la clé de la performance sur le circuit sarthois.
La séance ne fut pas exempte d’incidents, témoignant de la rudesse de cette compétition. La LMP2 n°44 de Proton Competition est partie à la faute à la sortie du premier virage Porsche, heurtant le mur et nécessitant une Slow Zone d’une quinzaine de minutes pour sécuriser la piste. Peu après, un Full Course Yellow a été déclenché suite à un léger accrochage entre une Valkyrie et une LMP2, projetant cette dernière dans un panneau en bord de piste et dispersant des débris à l’entrée de la voie des stands. Ces interruptions rappelaient la fragilité de ces machines et la vigilance constante des pilotes. Malgré ces péripéties, les équipes ont poursuivi leur travail, affinant les réglages en vue de la préparation de l’Hyperpole. La dernière heure et demie a été particulièrement studieuse, chaque tour étant analysé minutieusement. On ne peut qu’imaginer les discussions intenses dans les stands, chaque ingénieur et chaque pilote cherchant le moindre avantage avant l’enjeu majeur de la qualification. Alpine en WEC, la domination continue.
La montée en puissance : BMW et Alpine frappent fort avant la qualification finale
Alors que le compte à rebours des 30 dernières minutes s’enclenchait, la tension est montée d’un cran. Les équipes ont commencé à chausser des pneus neufs et à simuler des tours de qualification, signe que la véritable préparation pour l’Hyperpole était lancée. La Peugeot n°94, quant à elle, est restée bloquée au stand, confirmant ses problèmes récurrents durant ces Essais Libres 3, une situation préoccupante pour l’écurie française. C’est à ce moment précis que la Cadillac n°38 est venue s’intercaler entre ses deux coéquipières en tête du classement, réalisant un chrono à deux dixièmes de la référence de la n°12. La domination de Cadillac semblait alors se consolider. Mais le destin de la séance allait basculer brusquement. La LMP2 n°222 a violemment percuté les barrières à la dernière chicane, entraînant un drapeau rouge inattendu et stoppant net l’élan des pilotes. Ces imprévus font partie intégrante de la légende du Mans, testant la résilience des hommes et des machines. La course n’est jamais simple.
Après une brève interruption, la séance a repris pour les quinze dernières minutes, offrant une ultime opportunité aux concurrents de montrer leur potentiel. C’est là que la BMW a véritablement éclaté. Dries Vanthoor, au volant de la n°15, est venu briser le triplé Cadillac en s’emparant de la deuxième place, à seulement 0″011 de la référence de la n°12. Un coup de maître qui annonçait la couleur. Mais Vanthoor ne s’est pas arrêté là. Dans les derniers instants de la séance, il a pulvérisé tous les temps, s’adjugeant le meilleur chrono absolu avec un impressionnant 3’23″302. Une performance exceptionnelle qui a repositionné la BMW n°15 comme une sérieuse prétendante à la pole. Juste derrière, Victor Martins a hissé l’Alpine n°36 au deuxième rang, à 0″423, confirmant la montée en puissance de l’écurie française et sa compétition acharnée face aux poids lourds. La Cadillac n°12, longtemps en tête, fut reléguée en troisième position, mais reste une force à ne pas sous-estimer. En LMP2, la n°29 de Forestier Racing by Panis s’est illustrée, tandis qu’en LMGT3, l’Aston Martin n°23 a imposé sa loi. Ces Essais Libres 3 ont posé les jalons d’une Hyperpole des plus excitantes, où la surprise pourrait bien être au rendez-vous.








