Le Rallye de l’Acropole vit un dimanche d’anthologie où Sébastien Ogier s’est placé en embuscade face à son rival Thierry Neuville. Après un samedi matin éprouvant marqué par quatre spéciales exigeantes, les pilotes ont dû boucler l’avant-dernière journée en Grèce en doublant le passage sur deux épreuves – avec une particularité : la FIA a réduit la distance de la spéciale de Ghymno, l’ES12, amputée de près de 4,5 kilomètres en raison d’une dégradation notable du tracé. Cette modification majeure a conditionné les stratégies, notamment celle d’Ogier qui a opté pour un unique pneu de secours, un choix audacieux qui a amplifié la tension dans la course.
Le dimanche s’annonce palpitant, notamment parce que la pression monte sur Neuville, leader du rallye, confronté à une fuite de liquide sur sa Hyundai à l’entame de l’ultime journée. Les crevaisons, jusque-là relativement épargnées, ont fait leur retour dramatique, affectant tour à tour des concurrents comme Adrien Fourmaux, Dani Sordo ou Elfyn Evans, redistribuant les cartes au classement général. Ogier a su tirer profit de ces aléas pour rogner 6,7 secondes sur le chrono de Neuville, réduisant son retard à seulement 4,1 secondes avant les quatre spéciales décisives. Cette course reste donc ouverte, avec un duel automobile intense qui tient en haleine les fans de compétition automobile.
Cette tension et ce suspense accentuent le niveau de cette compétition hors normes, renforçant l’aura mythique du Rallye de l’Acropole où les épreuves ne laissent jamais de place à l’erreur. Le Super Sunday promet une confrontation serrée entre ces deux champions, avec pour enjeu le prestige et des points précieux dans la lutte pour le championnat.
En bref :
Le Rallye de l’Acropole en Grèce offre un spectacle haletant avec un duel au sommet entre Ogier et Neuville.
La spéciale de Ghymno a été raccourcie de près de 4,5 km pour cause de dégradation du parcours.
Ogier a pris un pari stratégique en ne prenant qu’un seul pneu de secours.
Crevaisons fatales à Fourmaux, Sordo et Evans, redistribuant les positions.
Neuville reste leader malgré une fuite sur sa voiture, avec seulement 4,1 secondes d’avance sur Ogier à la veille du dernier jour.
Ce dimanche en Grèce s’annonce donc palpitant et décisif pour la course au titre.
La stratégie d’Ogier à l’épreuve d’un dimanche intense en Grèce
Le choix audacieux de Sébastien Ogier de n’embarquer qu’une seule roue de secours pour la boucle du samedi après-midi témoigne d’une lecture fine des conditions, marquées par une ES12 raccourcie suite à un constat de dégradation importante sur la portion initiale. En réduisant la charge de son véhicule, Ogier a cherché à maximiser la performance sur un circuit déjà technique et difficile. Cette décision est d’autant plus stratégique que les crevaisons, redevenues aléatoires, peuvent ruiner en un instant un rallye bien engagé. Elle s’inscrit dans une ambiance de course tendue, où chaque seconde est cruciale dans cette compétition automobile d’envergure mondiale.
Cette journée a aussi été marquée par un bouleversement du déroulement habituel, avec Jon Armstrong désigné comme ouvreur suite à des pénalités et retards de pointage infligés à Serderidis et Sesks.

Les crevaisons, un facteur clé dans la bataille pour la tête
Après une matinée sans incident majeur, les crevaisons sont revenues au cœur de la compétition autour du Rallye de l’Acropole. Adrien Fourmaux a particulièrement souffert d’un arrêt forcé dans la spéciale de Ghymno pour changer une roue, un contretemps d’environ deux minutes qui lui a coûté sa position sur le podium provisoire. Quelques instants plus tard, Dani Sordo a lui aussi été frappé par cette mésaventure, puis Elfyn Evans a dû stopper sa course dans une optique similaire, compte tenu de la distance restante. Ces aléas mécaniques ont rebattu les cartes du classement général, offrant à Fourmaux un retour en force juste derrière le top trois.
Ces incidents renforcent la tension et soulignent combien la maîtrise de la fiabilité et de la gestion des éléments extérieurs reste déterminante dans ce type de compétition automobile, à la fois dans la technique de conduite et dans la stratégie d’équipe.
Un duel palpitant entre Ogier et Neuville avant l’ultime journée
Face à une offensive de plus en plus pressante de Sébastien Ogier, Thierry Neuville a répondu avec détermination, en remportant l’ES12 avec un avantage net de 7,1 secondes sur son rival français, consolidant ainsi sa position de leader. Toutefois, dans la dernière spéciale de la journée, Ogier a repris le meilleur, gagnant du temps précieux et portant l’écart à seulement 4,1 secondes avant les quatre dernières spéciales du dimanche.
La fuite de liquide sous la Hyundai de Neuville à l’arrivée de l’ES13 alourdit l’incertitude et la pression sur le pilote belge, menaçant la légitimité de son avance. Tandis que la compétition automobile attise ainsi les passions, ce dimanche en Grèce devient un véritable moment d’anthologie, promettant une trame haletante jusqu’au bout.










