Alors que la planète football retient son souffle en attendant le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, certains supporters optent pour des chemins de traverse, bien loin des traditionnels vols long-courriers. Oubliez la facilité, place à l’aventure mécanique ! Emma Perrin nous emmène sur les traces d’un périple exceptionnel, celui d’Adam, un inconditionnel des Diables Rouges. Ce journaliste automobile, passionné de belles mécaniques, nous plonge au cœur d’un voyage de longue distance où une BMW de 1983 défie l’Atlantique et les kilomètres américains pour rejoindre Seattle.
Le périple d’Adam et sa légendaire BMW est plus qu’un simple déplacement ; c’est une véritable ode à l’aventure et à la persévérance. Une traversée de dix jours en mer, suivie de près de 5 000 kilomètres en voiture, une odyssée qui relie Bruxelles à la côte ouest des États-Unis. Ce n’est pas la première fois que ce fervent supporter belge se lance un tel défi, prouvant que la passion du ballon rond et l’amour des automobiles classiques peuvent mener à des exploits dignes des plus grands explorateurs.
En bref : L’odyssée d’un supporter des Diables Rouges
L’incroyable périple d’Adam, un supporter belge, a démarré de Bruxelles pour la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, avec un objectif : rejoindre Seattle, puis Los Angeles.
Sa monture ? Une BMW Série 3 E21 Baur de 1983, surnommée affectueusement « la Bête », affichant plus de 200 000 kilomètres au compteur.
Le voyage a été scindé en deux phases majeures : une traversée de l’Atlantique de dix jours en porte-conteneurs, depuis Zeebruges jusqu’à Baltimore, pour acheminer la voiture.
La seconde partie fut un road trip de longue distance de plus de 4 500 kilomètres à travers les États-Unis, reliant la côte Est à Seattle dans l’État de Washington.
Cet exploit n’est pas le premier pour Adam, qui avait déjà rallié Bruxelles au Qatar en 2022 avec la même BMW pour la précédente Coupe du Monde, malgré des péripéties administratives mémorables.
L’objectif de cette aventure dépasse le cadre sportif : il s’agit d’utiliser le football et l’automobile ancienne comme catalyseurs de rencontres humaines et de lien social.
Un périple exceptionnel : Sur les traces de la Coupe du Monde 2026 à l’ancienne
Certains voyages ne se résument pas à une destination, mais à l’histoire que l’on construit sur la route. Adam, un supporter belge passionné, a réinventé le concept de « suivre son équipe » en se lançant dans une véritable odyssée pour la Coupe du Monde 2026. Plutôt que d’opter pour la simplicité d’un vol, il a choisi la compagnie de sa fidèle BMW Série 3 de 1983 pour rallier Bruxelles à Seattle, une aventure qui a déjà marqué les esprits.
Ce n’est pas seulement le football qui motive Adam, mais aussi son amour pour les automobiles qui ont une âme. La décision de faire ce voyage de longue distance avec un classique des années 80 témoigne d’une approche unique de l’aventure. Une façon de se connecter non seulement à sa passion sportive, mais aussi à la culture automobile et aux rencontres humaines qu’elle peut générer. Pour ceux qui rêvent de ce genre d’expérience, il existe de nombreux conseils pour préparer un long périple en voiture, assurant un voyage sans accroc.

De la mer au bitume : Une traversée transatlantique et un road trip mémorable
Le périple exceptionnel d’Adam a débuté le 5 juin dernier, lorsque sa précieuse BMW a embarqué à Zeebruges. Dix jours de traversée en mer à bord d’un porte-conteneurs ont été nécessaires pour acheminer la voiture sur le continent américain, débarquant à Baltimore. Une étape logistique colossale, mais indispensable avant de prendre la route.
C’est à partir de Baltimore que la véritable aventure terrestre a commencé. Un road trip de plus de 4 500 kilomètres attendait Adam, traversant les États-Unis d’Est en Ouest pour atteindre Seattle. Un défi de taille pour une voiture de 43 ans, mais également une opportunité unique de découvrir des paysages variés et de croiser la route de nombreux Américains. Cette quête de liberté et de découverte n’est pas sans rappeler l’esprit des grands explorateurs, à l’image des récits de traverser les océans sur un cargo de marchandises, ou des âmes désireuses de faire le tour du monde sans jamais prendre l’avion.
La Bête de 1983 : Une icône des routes et une compagne d’aventure
La star de ce périple exceptionnel n’est autre qu’une BMW Série 3 E21 Baur de 1983. Cette auto, affectionneusement surnommée « la Bête » par son propriétaire, affiche plus de 200 000 kilomètres au compteur, témoignant d’une vie déjà bien remplie. Elle incarne l’époque où BMW, en plein renouveau dans les années soixante-dix, laissait Baur décliner ses célèbres Top-Cabriolets, à l’instar de la 2002.
Cette voiture est bien plus qu’un simple moyen de transport ; elle est un personnage à part entière de cette aventure. Son histoire, son âge, et sa robustesse défient les standards modernes de l’automobile. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur le lien unique qui unit l’homme à sa machine quand cette dernière devient le pivot d’un tel exploit. Pour les aficionados de véhicules historiques, l’idée de redonner vie à des classiques est toujours passionnante, comme la renaissance d’une Peugeot 607 qui pourrait inspirer d’autres passionnés.
Sous le capot : Robustesse et caractère d’une mécanique éprouvée
Sous le capot de « la Bête » ronronne un six cylindres en ligne de 2,0 litres, couplé à une boîte de vitesses à quatre rapports. Une mécanique simple, mais d’une fiabilité à toute épreuve, comme l’explique Adam avec humour : « C’est du solide, même s’il y a des endroits où il manque des vis, mais on s’en fout ! » Des petites imperfections, comme une baguette de portière qui s’enlève ou des vibrations à 120 km/h, n’entament en rien l’enthousiasme du conducteur. Elles ajoutent même au charme de cette vieille routière qui a traversé le temps et les continents.
Ce type de voiture, construite pour durer, contraste avec certaines productions plus contemporaines. La capacité de « la Bête » à encaisser les kilomètres et les défis d’un tel road trip souligne la qualité d’ingénierie de l’époque. C’est une véritable démonstration de résilience mécanique, prouvant que parfois, la simplicité est la clé de la longévité. Chaque détail, même minime, devient une anecdote riche pour quiconque s’intéresse à l’histoire et à la pérennité automobile.
Plus qu’un match : Football et lien social sur la route
Au-delà de l’exploit mécanique et sportif, l’objectif d’Adam est profondément humain. Utiliser sa voiture ancienne et sa passion pour le football comme vecteurs de lien social et de rencontres. C’est une démarche qui s’inscrit dans la lignée des grands voyages où l’on part à la découverte du monde et de ses habitants. Le football, sport universel, devient alors un langage commun qui abolit les frontières.
Ce n’est pas la première fois qu’Adam se lance dans un tel périple. En 2022, il avait déjà relié Bruxelles au Qatar avec la même BMW pour la précédente Coupe du Monde. Ce voyage avait été semé d’embûches, notamment des galères administratives qui l’avaient bloqué à la frontière irakienne, et une élimination précoce de la Belgique dès le premier tour. Malgré les obstacles et la déception sportive, l’expérience humaine reste gravée. Après avoir vibré pour les Diables Rouges à Seattle en 2026, Adam et sa fidèle bavaroise ne s’arrêteront pas là. Le sud, et la Californie, les attendent déjà pour le deuxième match de poule contre l’Iran, à Los Angeles, promettant ainsi un nouveau chapitre à cette aventure exceptionnelle.










