Le Rallye des Canaries a offert une matinée marquée par une pluie intermittente qui a rendu les conditions particulièrement délicates pour l’ensemble des pilotes. Ce contexte a vu Oliver Solberg réduire progressivement l’écart qui le séparait de l’emblématique Sébastien Ogier, promettant un duel intense. La suite de la journée, malgré un ciel encore menaçant, a présenté des routes asséchées permettant un rythme soutenu sans incident majeur au sein du peloton des véhicules tout-terrain Rally1. Le face-à-face épique entre ces deux figures phares s’annonce comme l’événement majeur de cette compétition, avec seulement quelques secondes les séparant après treize spéciales disputées.
Cette lutte serrée s’appuie sur une série de performances remarquables, notamment celle d’Elfyn Evans, qui continue à faire preuve d’une vitesse soutenue, quoique avec une impression de retenue. À l’arrière-plan, les pilotes Hyundai peinent à suivre le tempo imposé par Toyota, illustrant un déséquilibre flagrant entre les écuries sur ces routes techniques. Le dénouement de cette bataille sur les pistes canariennes se jouera demain, pour les quatre dernières spéciales, où chaque seconde comptera dans cette course à la victoire.
En bref :
- Conditions météorologiques changeantes perturbent la matinée mais s’apaisent l’après-midi.
- Oliver Solberg resserre l’écart avec Sébastien Ogier qui garde néanmoins un léger avantage.
- Elfyn Evans domine certaines spéciales, malgré un sentiment de ne pas exploiter tout son potentiel.
- Hyundai présente un manque de rythme face à Toyota, qui monopolise le top 5.
- Jon Armstrong évite un accident majeur dans la plus longue spéciale de la journée.
- Demain, les quatre dernières spéciales seront décisives pour départager les pilotes et couronner le champion.
Duel intense sur les routes techniques du Rallye des Canaries
La matinée de samedi a placé Sébastien Ogier et Oliver Solberg au cœur d’un affrontement serré, sur fond d’une pluie intermittente qui a complexifié la tâche des pilotes. La stabilité relative retrouvée dans la boucle de l’après-midi a permis d’installer un rythme plus rapide sans les aléas du mouillé. Cette amélioration des conditions a vu Elfyn Evans s’illustrer comme le plus rapide, bien qu’il affirme ne pas avoir donné toute la mesure de son talent. La bataille pour la première place s’en est trouvée encore plus accentuée, avec Ogier et Solberg ne se lâchant pas d’une semelle.
Par ailleurs, le contexte technique et stratégique est aussi à prendre en compte : dans une spéciale d’Arucas favorable aux conditions sèches, un partage de la meilleure performance entre Solberg et Ogier souligne le niveau d’expertise et la précision nécessaires pour exceller sur ces routes exigeantes. Ce match par le temps révèle une maîtrise exceptionnelle des véhicules tout-terrain et une gestion fine des pneumatiques. Le rallye des Canaries se joue donc aussi dans cette capacité à optimiser chaque passage.

La domination de Toyota contre le manque de rythme des Hyundai
L’ordre des forces s’est confirmé tout au long de cette journée : Toyota monopolise le haut du classement, avec un quintuplé constitué par Ogier, Solberg, Evans, Pajari et Katsuta. Cette suprématie s’illustre d’autant plus dans les chronos, où les Hyundai accusent un retard significatif. Adrien Fourmaux, Thierry Neuville et Dani Sordo peinent à suivre le rythme infernal imposé par leurs adversaires, oscillant au-delà de 5 à 10 secondes dans certaines spéciales. Ces écarts traduisent une nette différence en termes de performances des véhicules tout-terrain et d’adaptation aux conditions spécifiques du rallye.
Ces constatations ont pour conséquence directe l’intensification du duel entre Ogier et Solberg, les deux Toyota prenant clairement le leadership de la course. De plus, cette dynamique met en lumière l’importance stratégique et technique dans la compétition rallye de haut niveau, où chaque optimisation compte et où la moindre faiblesse peut s’avérer décisive.
Moments clés et enjeux du final dimanche
La spéciale la plus longue du rallye, Moya – Gáldar, a été le théâtre d’un épisode capital lorsque Jon Armstrong a frôlé la catastrophe en perdant le contrôle de sa Ford Puma. Sa sortie de route, évitée de justesse grâce à une réaction instinctive, a mis en lumière non seulement les risques permanents en rallye mais aussi la résilience nécessaire pour repartir malgré l’adversité. Cet événement n’a en rien changé la hiérarchie mais a témoigné de la tension et de l’enjeu de la course.
Dans cette course acharnée, Oliver Solberg a signé le meilleur temps sur cette spéciale, grignotant encore plus l’avance de Sébastien Ogier qui reste toutefois en tête avec moins de quatre secondes d’avance. Avec seulement quatre spéciales à disputer ce dimanche, ce face-à-face épique promet un final de haute intensité où l’expérience d’Ogier et la fougue de Solberg mettront à mal la stratégie et la résistance mentale de chacun.










