Le crossover Renault bientôt dévoilé ne sera pas un Captur électrique

Le crossover Renault bientôt dévoilé ne sera pas un Captur électrique


En laissant la primauté à Nissan avec l’Ariya, l’alliance franco-japonaise a permis au constructeur nippon d’insuffler un vent de fraîcheur dans sa gamme, autrement bien conservatrice. Logique de groupe oblige, son développement conjoint profitera toutefois aux trois marques -y compris Mitsubishi- grâce à l’emploi d’une plate-forme modulable qui sera dévoilée à l’occasion de l’événement Renault eWays. Ce rendez-vous digital se déroulera du 15 au 26 octobre et détaillera les solutions de Renault pour l’électrification de sa gamme.

Un crossover dans les cartons

Parmi les annonces attendues figure ainsi un showcar de crossover (très proche de la série), dont un premier teaser dévoile une partie de phare, et qui reposera sur la plate-forme modulable CMF-EV. Crossover et non pas SUV, puisque l’on sait que le nouveau venu (projet CBC en interne) devrait davantage ressembler à une berline « haute », façon Volkswagen ID.3, qu’à un Renault Captur ou un Renault Kadjar, donc à la garde au sol surélevée. Si le nom de Zandar circule sur internet, rien ne dit que ce patronyme sera choisi pour qualifier le prochain modèle du Losange, qui sera construit en France. Dès lors, on peut aussi penser que ce crossover Renault qui n’arrivera pas avant 2021 pourrait recevoir une batterie de plus petite capacité que le SUV Nissan (disponible en 63 et 87 kWh) histoire de se positionner avec un prix plus attractif, entre autres face à une Citroën ë-C4 de 50 kWh affichée dès 35 600 euros.

L’ingéniosité réside dans le fait que la plate-forme CMF-EV permet d’utiliser plusieurs hauteurs de batteries, permettant ainsi de s’adapter à des véhicules visant des clients très différents. Du gros SUV avant-gardiste et capable d’une grande autonomie à la berline compacte, la CMF-EV est donc le moyen pour Renault-Nissan-Mitsubishi de développer plusieurs modèles distincts et de miser sur la complémentarité des marchés et des segments plutôt que d’entrer en concurrence frontale, comme le font déjà plusieurs modèles du groupe Volkswagen. A l’instar des Volkswagen ID.3 et Cupra el-Born, ou encore de l’ID.4 avec le Skoda Enyaq iV.

Architecture de traction

S’il y a bien une similarité de stratégie entre le groupe allemand et l’Alliance avec la volonté de développer une plate-forme dédiée qui ne servira qu’à l’électrique, à l’inverse de PSA qui a juste aménagée une plate-forme thermique pour ces Peugeot 208/2008, DS3 Crossback et nouvelles C4 électriques, l’exécution n’est pas la même. Renault-Nissan ont implanté toute la machinerie électrique à l’avant privilégiant une architecture de traction qu’elle maîtrise depuis des années, quand VW est revenu à la propulsion. En revanche, l’une et l’autre plate-forme sont prévues pour se transformer en quatre roues motrices au besoin, avec l’ajout d’un moteur électrique sur le deuxième essieu. Ce que les petites Peugeot et Citroën ne font pas.

De même, le futur crossover de Renault devrait logiquement se placer en dessous de l’Ariya (4,60 m de long) et venir jouer dans la catégorie des Volkswagen ID.3 (4,26 m) et Citroën ë-C4 (4,36 m). Mais compacité ne veut pas dire habitabilité limitée, l’avantage d’une plateforme électrique dédiée étant un plancher parfaitement plat et l’absence d’éléments de transmission. La disparition annoncée des Scénic et Grand Scénic pourrait donc être en partie compensée par l’arrivée de ce crossover électrique.

Diversifier les méthodes d’électrification

Quant au Renault Captur, que d’aucuns promettaient en 100% électrique, il a d’autres projets en tête. Sa version hybride rechargeable disponible depuis peu sera en effet secondée par une déclinaison full hybride (non rechargeable) aux avantages multiples : en plus d’aider Renault à baisser les émissions de CO2 de la gamme, il sera moins onéreux que le Captur « branché » et s’ouvrira donc à un plus large public. La marque maîtrise déjà les deux technologies, en témoigne les Renault Clio et Renault Mégane E-Tech, reste donc à conforter son image de pionnier de l’électrique avec la valeur sûre qu’est la Renault Zoé, lancée en 2012, le Kangoo Z.E. pour les professionnels et la prochaine Renault Twingo Z.E. électrique. Rendez-vous sur le site eways.groupe.renault.com entre le 15 et le 26 octobre pour assister au débat autour des questions d’électrification au sein du groupe Renault.



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