Renault confirme sa présence en Formule 1

Renault confirme sa présence en Formule 1


« Nous avons dit publiquement et nous confirmons que nous restons engagés en Formule 1. » Ces propos tenus par Clotilde Delbos, directrice générale de Renault par intérim, lors de la présentation du plan d’économies du constructeur, mettent un terme à toutes les interrogations, légitimes, concernant l’engagement du Losange en Grand Prix. Le plafonnement du budget, dès 2021 a été un facteur fondamental dans cette décision : « L’annonce d’une nouvelle réglementation sur les dépenses est très bonne pour nous car nous devrons moins investir dans cette discipline que certains de nos concurrents qui dépensent beaucoup d’argent. Donc nous sommes et restons en F1″, confirme Mme Delbos.

Le plan d’économie Renault en détail

Un budget désormais mieux contrôlé

Le gestionnaire des droits de la F1, le groupe américain Liberty Media, a en effet annoncé plusieurs mesures de contrôle radicales des coûts pour la F1, dont l’introduction, l’an prochain, d’un plafond budgétaire de 145 millions de dollars (132 millions d’euros) et d’un système de handicap inédit et évolutif au niveau du développement aérodynamique. Un plan d’urgence immédiatement salué par plusieurs écuries, dont McLaren et l’écurie française : « Renault F1 Team se félicite de l’adoption du nouveau règlement par le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA, qui constitue des réponses responsables et appropriées aux défis à court et long terme de la Formule 1. » En 2022, le budget annuel passera à 140 millions de dollars puis à 135 pour la période 2023-2025, sur la base d’une saison de 21 courses.

Renault grand perdant du « mercato »

En ce qui concerne 2020, rien de fiable ne se profile. Une chose est sûre, les transferts de pilotes sont déjà effectifs et Renault est le grand perdant. Daniel Ricciardo, sous contrat avec la firme française jusqu’à la fin de cette année, a signé chez McLaren, où il remplacera l’Espagnol Carlos Sainz Junior, parti rejoindre Charles Leclerc chez Ferrari après l’annonce du départ de Vettel de la Scuderia. Renault continue donc mais avec qui au côté d’Esteban Ocon ? Vettel ou Alonso, si l’Espagnol se décide à revenir, semblent les seules grandes pointures, mais dont les ambitions financières ne s’inscrivent pas franchement dans la logique d’un plan d’austérité.

Le sport automobile en mal de courses

En Europe, toutes les autres disciplines sont en sommeil. Si les Américains ont fini par opter pour les épreuves à huit clos, le résultat télévisuel est loin d’être convaincant : des ersatz de courses… La F1 pourrait néanmoins se diriger également vers cette formule pour lancer sa saison 2020, alors que le Grand Prix des Pays-Bas, qui devait revenir au calendrier cette année, vient juste de rejoindre la liste des épreuves annulées. Les 24 Heures du Mans auront, elles, lieu le 19 septembre si la situation sanitaire le permet, mais privées des écuries américaines, dont les incontournables Corvette. Bref, malgré la bonne nouvelle apportée aujourd’hui par Renault, le sport automobile demeure encore bien fragile.

Les compétitions reportées ou annulées

Daniel Ricciardo, ici encore chez Red Bull, aura fait un passage assez éclair chez Renault.© Red Bull

 

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