MATCH – La nouvelle DS 4 peut-elle vraiment rivaliser avec la Mercedes Classe A ? - Automag.fr

MATCH – La nouvelle DS 4 peut-elle vraiment rivaliser avec la Mercedes Classe A ?

MATCH – La nouvelle DS 4 peut-elle vraiment rivaliser avec la Mercedes Classe A ?

A peine présentée, la nouvelle DS 4 a tenu à se placer parmi les références du segment en soignant ses prestations premium. Voilà qui nous donne immédiatement une idée : l’opposer dans un match sans pitié avec l’une des stars du genre, la Mercedes Classe A. Pour l’occasion, nous avons choisi de mettre sur le ring les deux versions hybrides rechargeables.

Une française de plus qui veut rivaliser avec les allemandes. Quitte à être fixé immédiatement, nous avons pris la version haut de gamme E-Tense 225 de la nouvelle DS 4 et nous l’avons opposée à un mètre-étalon du segment. La Mercedes Classe A 250e. L’Allemande s’était déjà illustrée comme étant l’un des modèles offrant le meilleur compromis, chez les compactes hybrides plug-in. Comment se positionne la nouvelle compacte de chez DS ? Faisons d’abord le point sur les fiches techniques. 

Plus haute et plus trapue, la DS 4 laisse ressortir un côté crossover que la Classe A laisse à son frère , le GLA.

Avantage Mercedes pour la cavalerie

L’allemande cache sous son capot un quatre cylindres 1,3 litre de 160 chevaux. Celui-ci est assisté par un moteur électrique d’une centaine de chevaux. Le tout offre à la compacte d’outre-Rhin une puissance combinée de 218 chevaux et 450 Nm de couple. La puissance est envoyée aux seules roues avant via une boîte automatique à 8 rapports. En face, la DS 4 E-Tense est équipée d’un 4 cylindres 1,6 litre PureTech de 180 chevaux et 300 Nm de couple qui est associé à un moteur électrique de 110 chevaux. Au total, la française affiche 225 chevaux et 360 Nm de couple. Le tout est envoyé vers les roues avant également, via une boîte de vitesses EAT8.

Côté performances, la hiérarchie est respectée : la Mercedes a l’avantage malgré ses 7 chevaux de moins. La DS ne peut pas rivaliser. Etonnant, puisqu’elle qu’elle affiche une trentaine de kilos en moins et des chevaux en plus. Le 0 à 100 km/h demande 7,7 secondes contre 6,6 secondes pour le modèle à l’Étoile. Bref, avantage Mercedes sur le papier, mais cela se ressentira naturellement à travers le tarif plus salé de notre Classe A.

Mercedes Classe A250e VS. DS 4 E-Tense

Sur la route, la Mercedes passe déjà inaperçue alors que la DS 4 fait tourner les têtes.

Toutes les deux trop chères ?

Autant aborder le sujet d’emblée. La A 250e est sans trop de surprise plus onéreuse que la DS 4 E-Tense. Toutefois, l’écart de prix est-il justifié ? Faisons déjà le point sur la grille tarifaire. Avec un ticket d’entrée à 41.600 euros, la Mercedes se doit d’apporter un certain standing. Mais attention, la DS 4 PHEV aussi. La compacte tricolore n’est pas donnée non plus en version hybride rechargeable : à partir de 40.900 euros. Faites le calcul : il n’y a plus que 700 euros d’écart pour les deux modèles, hors options.

On pourrait s’arrêter à ces chiffres et se dire que les deux sont trop chères. Les véhicules PHEV sont la solution la plus appréciée par les constructeurs pour faire baisser les émissions de CO2, mais ce n’est pas la moins onéreuse. Nos deux adversaires du jour ne cassent pas le mythe. Sauf que la Mercedes justifiera aisément son surplus tarifaire. Déjà grâce à ses prestations, mais aussi grâce à la dotation de série légèrement meilleure que chez DS. 

Mercedes Classe A250e VS. DS 4 E-Tense

Malgré un look assez sportif, la DS 4 met l’accent sur le raffinement et le confort de marche. La suspension pilotée est exemplaire.

Confort avant tout chez l’une, le compromis chez l’autre

Très clairement, la DS 4 E-Tense est un exemple de confort dans le segment des compactes premium. Pas facile de la déloger, surtout que notre version d’essai opte pour des jantes de 20 pouces qui pénalisent certainement la qualité de filtration. Mais même là, elle tolère les routes abimées sans vous briser les vertèbres. Même les ralentisseurs type « coussins berlinois » ne lui font pas peur. Ce sera certainement encore mieux avec une monte plus modeste. Pourtant référence jusque-là, la Mercedes semble battue sur ce terrain.

Le modèle d’essai qui fait aujourd’hui face à la DS 4 est pourtant équipé de jantes de 19 pouces. Idéales pour le style, surtout en noir pour contraster avec la carrosserie blanche, la monte de notre Classe A la pénalise sur l’aspect du confort global. Attention toutefois, l’amortissement de la Classe A reste parmi les meilleurs de la catégorie, et se distingue par un meilleur compromis : un juste milieu entre souplesse et dynamisme quand il le faut. A l’inverse, sans pour autant négliger l’agilité, la DS 4 PHEV a fait le choix cornélien de placer le curseur davantage du côté du confort.

Mercedes Classe A250e VS. DS 4 E-Tense

Avec 4,40 m de long, 1,83 m de large et 1,49 m de haut, la DS 4 est plus courte que l’allemande, mais plus large et plus haute.

Intérieurs : le jour et la nuit

La DS 4 offre du raffinement avec de beaux matériaux, un design pour le moins original, sans trop de boutons. C’est beau. Mais ne serait-ce pas trop chargé en fioritures ? Certainement. En termes d’ergonomie, difficile de rivaliser avec la Classe A qui a été la première Mercedes équipée du système d’info-divertissement MBUX et de la grande dalle numérique et en partie tactile. La DS 4 est en peine sur ce point. La française accuse le coup : l’énorme planche de bord, envahissante, vient nuire à la visibilité et au sentiment de bien-être, supérieur à bord de la compacte étoilée, plus épurée.

La visibilité dans la Classe A en est d’ailleurs bien meilleure. On se sent beaucoup plus à l’aise et surtout à-même d’utiliser (facilement) les fonctionnalités du MBUX. Chez DS, le nouveau système d’info-divertissement de la DS 4 n’est pas des plus faciles à appréhender. Au contraire. Il y a certains boutons qui nous demandent quelques secondes de réflexion : « Ah, ce bouton à la forme étrange qui semble n’avoir aucune action est en fait un réglage des buses d’aération ». Bref, c’est parfois complexe : pas facile de toucher à un quelconque réglage sans quitter la route des yeux. Presque imbattable sur ce point, la Mercedes marque un bon point avec son habitacle. On lui retiendra un point négatif : le coffre. La Classe A accuse un recul de son volume de coffre en version hybride : seulement 370 litres, alors que la DS 4, plus haute et plus large affiche 430 litres.

Mercedes Classe A250e VS. DS 4 E-Tense

Le MBUX n’a plus à faire ses preuves, d’ailleurs, il continue d’asseoir sa suprématie face à l’environnement plus compliqué de la française.

Au volant : deux philosophie, ex-aequo quand même ?

Au volant de l’une comme de l’autre, on se sent bien. Toutefois, la position de la DS 4 est à mon sens légèrement trop haute. Mais il s’agit là d’un ressenti très personnel. Voilà qui invite moins à adopter une conduite dynamique. A l’inverse, on est assis assez bas dans la Classe A. Côté performances, la DS 4 aurait même tendance à nous surprendre finalement. Avec ces gommes aussi grosses qu’une Mégane R.S Tropy, la française tient bien la route ! Elle encaisse une conduite dynamique… jusqu’à un certain point. Elle aura une tendance à survirer plus vite que l’Allemande, plus neutre et verrouillée. Toutes deux sont néanmoins saines et parviennent à gommer leurs mouvements, si on évite de les brusquer. La balance reste extrêmement élevée pour des compactes (batteries obligent) : 1.680 kg pour la Mercedes, 1.653 kg côté DS 4.

Nous l’abordions plus tôt, la DS 4 marque des points avec son confort. Mais il faut se rappeler que la suspension pilotée prédictive, très efficace, est optionnelle. Si la tricolore s’en sépare, il lui sera bien plus difficile de se revendiquer le même atout.

Là n’est pas la seule bataille de ces modèles hybrides rechargeables. Il faut aussi penser à l’efficience. Là, Mercedes avait frappé un grand coup avec sa grosse batterie de 15,6 kWh. Lors de notre essai de la Classe A 250e, celle-ci s’était montrée très mesurée sur la boisson. Déjà grâce à son autonomie record dans la catégorie (65 km WLTP, et près de 70 km en ville), mais aussi grâce à son petit 1,3 litre qui ne boit pas le sans plomb à la paille, même sur autoroute batterie vide. La DS 4 E-Tense de notre comparatif n’est pas aussi économe.

Sans être pour autant une vraie gloutonne, la française ne fait pas aussi bien. Prévisible, puisque sa batterie est plus petite : 12,4 kWh. Homologuée pour une autonomie 100% électrique de 55 km, elle les fait en gardant le pied léger. C’est toujours 10 km de moins que l’Allemande. A 700 euros d’écart, si le choix devait être purement pratique, la DS pourrait pâtir de cette autonomie en retrait.

Mercedes Classe A250e VS. DS 4 E-Tense

Peu de boutons et une utilisation massive de matériaux cossus : la finition de la DS 4 rivalise avec l’environnement de la Mercedes. Hélas, ergonomie et visibilité ne sont pas les points forts de la française.

Look : classique pour l’une, plus tourmenté pour l’autre

Esthétiquement, la DS 4 affirme bien plus son style que la génération précédente. De son côté, la Classe A joue la simplicité : les lignes sont moins tendues et le design plus fluide. C’est peut-être un nouveau point fort pour la compacte DS, qui séduira certainement une clientèle assez jeune, en recherche de dynamisme. Surtout à l’arrière avec sa custode spécifique et inclinée qui lui confère une allure assez sportive. Et ça ne s’arrête pas là : épaulement marqués, ceinture de caisse assez haute et silhouette sportive… Rien n’a été laissé au hasard par les designers de chez DS, quitte à perdre en visibilité, l’un des gros points noirs de l’auto.

A côté, l’allemande passerait presque inaperçue. Disons qu’elle interpelle moins. Personne ne nous regarde lorsqu’on est au feu rouge en Classe A, encore moins lorsque l’on se gare sur un parking de supermarché. La DS 4 attire les regards et les interrogations, certainement aussi parce qu’elle est beaucoup moins répandue et profite d’un effet nouveauté. Quoiqu’il en soit, chacun fera son choix pour le style, mais à Turbo, on donne un bon point à la DS 4 pour cet effort stylistique.

Mercedes Classe A250e VS. DS 4 E-Tense

Avec 430 litres de volume de chargement, la DS 4 marque un gros point face à la Classe A250e qui n’offre que 370 litres.

Caractéristiques techniques

Fiches Techniques des DS 4 E-Tense 225 ch et Mercedes Classe A 250e

  DS 4 E-Tense Mercedes Classe A 250e
Dimensions (Longueur, largeur et hauteur) 4,40 / 1,83 / 1,49 m 4,44 / 1,80 / 1,42 m
Empattement 2,68 m 2,73 m
Moteur 4 cylindres 1,6 litre turbo + moteur électrique 4 cylindres 1,3 litre turbo + moteur électrique
Puissance combinée 225 ch 218 ch
Couple 400 Nm à 5.500 tr/min 360 Nm à 5.500 tr/min
0 à 100 km/h 7,7 s 6,6 s
Vitesse max 233 km/h 235 km/h
Consommation mixte relevée, batterie vide 6,4 litres/100 km 7,2 litres/100 km
Taux de CO2 30 g/km 30 g/km
Prix à partir de 40.900 € 41.600 €

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