La nouvelle Citroën C4 face à l’ancienne génération

La nouvelle Citroën C4 face à l’ancienne génération

Elle fait tourner les têtes, la nouvelle C4, avec son style qui mélange des éléments de berline, de coupé et de SUV. Quel contraste avec la précédente génération, ultra classique sur la forme – on met de côté la C4 Cactus qui n’a fait qu’assurer l’intérim. Avec son intérieur repensé, l’adoption d’amortisseurs à butées hydrauliques et son souci de soigner son rapport prix/équipement, la nouvelle familiale compacte aux chevrons ne manque pas d’intérêt. De quoi convaincre les possesseurs de la C4 “2” de changer pour la nouvelle ? Nous allons voir…

Le goût de la différence

Autant certains modèles n’évoluent que par petites touches, autant la C4 se remet en question à chaque génération. En 2004, la première du nom étonne avec les rondeurs de sa version 5-portes et le profil atypique de la 3-portes, baptisée coupé. Sa remplaçante de 2010 prend le contre-pied parfait, avec des lignes sans grande personnalité, qui plaisent d’abord à ceux qui n’aiment pas se faire remarquer. Et Citroën d’encore changer son fusil d’épaule avec la toute nouvelle génération. Largement influencés par le raz de marée des SUV qui érode, notamment, les ventes des berlines classiques, les designers ont fait des choix clivants : garde au sol surélevée, arrière tombant façon coupé, passages de roue marqués dotés de protection en plastique… Cette 3e génération se remarque quand sa devancière se fond dans le paysage.

Une singularité qui se poursuit à bord

Reprenant quelques idées du concept de “voiture essentielle” qui avait accouché de la C4 Cactus, la nouvelle C4 fait le choix de la simplicité dans le dessin de la planche de bord, les informations fournies au conducteur et l’ergonomie des commandes. De fait, cette Citroën s’apprivoise facilement. Si la petite taille de l’écran-compteur, 5 pouces, peut faire tiquer, la facilité d’utilisation est de mise, les boutons indispensables, pour la clim’ notamment, ayant été conservés. On apprécie aussi les aménagements malins qui parsèment l’habitacle : le bas de la console dissimule un petit compartiment “secret”, deux rangements fermés sont proposés au passager avant, la voiture offrant aussi, entre les deux, un support pour tablette.

La nouvelle Citroën C4. © Citroën

Avec son aménagement classique, l’habitacle de la C4 “2” paraît un peu désuet en comparaison. Mais il ne manque pas d’atouts : ses grands compteurs sont très lisibles, ses commandes en accès direct – on déplore, toutefois, de trop nombreux boutons sur les branches du volant – et les rangements bien pensés.

L’ancienne encore plus spacieuse que la nouvelle

La C4 2021 affiche quasiment le même gabarit que sa devancière de 2010 : 4,36 m de long (contre 4,33 m), 1,80 m de large sans les rétroviseurs (au lieu de 1,79 m) et 1,53 m de haut (1,49 m). Des fait, les mesures du bon “docteur Bruno” les renvoient presque dos à dos. L’espace dévolu aux jambes des occupants de la banquette arrière est assez similaire, même si l’ancienne propose quelques centimètres de mieux en hauteur (la nouvelle C4 paye ici la chute de son pavillon) et en largeur (pour la sécurité, les portières d’aujourd’hui sont plus épaisses). Côté coffre, la C4 “2” fait aussi mieux que se défendre, grâce à une soute plus profonde (83 cm en configuration 5-places, contre 77 cm) et plus haute (55 cm contre 51 cm sous tablette). Il faut, toutefois, préciser que la dernière C4 dispose d’un très pratique plancher relevable sur deux niveaux, offrant, sous tablette, un volume de 250 dm3 (plancher en haut) ou 300 dm3 (plancher en bas). Dans le même temps, sa devancière propose tout le temps 320 dm3.

La “vieille” en a encore sous le coude

En dépit de quelques détails un peu bâclés, la C4 “2” n’a pas à rougir de sa fabrication face à la dernière venue, correctement assemblée mais qui n’épate pas par la qualité des matériaux employés. Cette dernière impose, en outre, contrairement à sa devancière, une “marche” pour entrer et s’extraire de la voiture – pour permettre à l’habitacle de mieux résister en cas d’accident. Enfin, côté équipement, si la C4 2021 profite des derniers raffinements à la mode, l’ancienne, selon, son niveau de finition, offre déjà des équipements au goût du jour (détecteur d’angles morts, sièges massants, aide au stationnement…).

Une gamme moteur moins étendue… mais de l’électrique

Entre 2010 et 2018, la C4 “2” a proposé pas moins de cinq moteurs essence (de 95 à 155 ch) et six variantes diesels, autour des 1.6 HDi/BlueHDi (92 à 120 ch) et 2.0 HDi/BlueHDi (150 ch). La gamme C4 “2021”ne propose qu’un essence 1.2 PureTech, en 100, 130 et 155 ch, et un diesel 1.5 BlueHDi (100 ou 130 ch). Sans oublier la variante électrique, baptisée ë-C4 (136 ch), qui s’adresse en priorité à tous et celles qui ne font jamais plus de 300 km d’une traite.

Des prestations routières pas si éloignées

Elevée aux Chevrons, la dernière C4 surprend plus par son style que par ses prestations routières. D’autres sont plus dynamiques (Peugeot 308, Ford Focus…) et la Citroën de privilégier la facilité de conduite et l’équilibre à l’agilité. Un choix qui se défend d’autant plus qu’à s’offrir des amortisseurs à butées hydrauliques, la compacte française offre un excellent confort de roulement sur la route. Seulement si les ralentisseurs sont effacés avec talent, on regrette quelques percussions des suspensions à basse vitesse en provenance des grosses roues de 18 pouces ici sur notre variante PureTech 130, la plus recommandable de la gamme.

Des trépidations que l’on retrouve aussi à bord de sa devancière, dotée du même excellent moteur essence et de roues de 17 pouces. Presque aussi bien suspendue malgré ses amortisseurs classiques, l’ancienne affiche le même tempérament placide et la même stabilité en cas d’urgence, avec, il faut le souligner, d’excellentes distances de freinage (65 m pour stopper depuis 130 km/h, seulement 1 m de plus que l’actuelle).

L'ancienne Citroën C4. © Jacky LeyLa nouvelle Citroën C4. © Citroën

Une conception malgré tout plus moderne

En fait, la jeunesse de conception de la nouvelle C4 se révèle surtout dans un domaine, l’insonorisation : seulement 63 et 68 dBA relevés, respectivement, à 90 à 130 km/h pour la C4 PureTech 130 EAT8, contre 65 et 70 dBA à sa devancière PureTech 130 EAT6. Pour le reste, affichant le même poids, nos deux rivales délivrent des performances équivalentes et une sobriété proche, alors que la nouvelle doit satisfaire à des normes antipollution nettement plus draconiennes.

Une digne descendante

Au final, ces deux générations de C4 sont bien plus proches qu’elles n’en ont l’air au premier regard. Que l’on parle espace à bord, prestations routières et facilité de conduite, les deux compactes frappés des chevrons affichent le même ADN et des prestations étonnamment proches… même si leurs tarifs ne le sont pas. Toute auréolée de la nouveauté, la dernière venue s’affiche à partir de 27 600 € quand la C4 “2” se trouve en occasion facilement dès 4 000 €, avec souvent un gros kilométrage au compteur, il est vrai.



Source de l’article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *