Essai comparatif Peugeot e-208 vs Fiat 500e

Essai comparatif Peugeot e-208 vs Fiat 500e

C’est la dernière-née des citadines électriques, l’italienne la Fiat 500e. En face, l’une des stars de la catégorie en France, la Peugeot e-208. Deux modèles, deux philosophies. Nous les avons mises en parallèle entre Paris et Turin. Et vous allez voir que toutes deux disposent d’arguments assez inédits ! Mais nous avons déterminé une gagnante. Réponse en fin de comparatif.
 

Présentation de la Fiat 500e

Pas évident de voir une vraie révolution pour la Fiat 500e ! Toujours une bouille et une silhouette aussi craquante. Pourtant, notez qu’il s’agit bien là d’une nouvelle génération. Un vrai nouveau modèle, qui cohabitera avec l’actuel, restant quant à lui uniquement proposé en thermique.

 

Des éléments couleur chrome soulignent la ceinture de caisse, les rappels de clignotants sont en forme de petites ailettes, et les jantes passent en 17 pouces. On voit clairement une montée en gamme.

En fait, c’est surtout le logo 500 sur la calandre et les optiques avant en deux parties qui nous mettront la puce à l’oreille. De dos, on remarquera aussi que les hanches plus généreuses rendent la petite 500 encore plus sexy qu’elle ne l’était. Mais malgré les apparences, le gabarit et les prestations montent également d’un cran, avec une toute nouvelle plateforme et un unique moteur proposé : 100% électrique.

En effet, cela ne saute pas véritablement aux yeux, mais Fiat est reparti d’une feuille blanche pour développer cette nouvelle génération de 500, qui conserve néanmoins tout son charme en conservant globalement la même silhouette et les mêmes proportions, bien que son gabarit enfle sensiblement : +6 cm en largeur et +6 cm en longueur (3,64 m soit +6 cm dont +2 cm à l’empattement).

Difficile de distinguer une e-208 d’une 208 : seul un regard avisé notera le petit « e » bleu collé sur les montants arrière, les jantes spécifiques, les motifs de calandre personnalisés, et l’absence de pot d’échappement !

Présentation de la e-208

Mais la 208 restera toujours une pointure au-dessus. Elle est plus longue de 40 cm (4,06 m vs 3,63 m), elle a deux portes en plus, d’ailleurs elle n’existe qu’en version 5 portes. Chez Peugeot, la démarche est aussi très différente, avec une e-208 qui ne possède que très peu de signes distinctifs vis-à-vis des versions thermiques.

On observe ces particularités au niveau des logos et des montants, mais pour le reste, esthétiquement une e-208 reste une 208 tout à fait classique. On retrouve ainsi un look acéré, très affuté, complétement assumé. Preuve s’il en fallait qu’en France aussi on sait soigner le style.

Fiat 500e « 3+1 »  vs  e-208 « cinq portes »

Oui mais avec la nouvelle génération de 500, Fiat lance une carrosserie inédite : une porte côté conducteur et deux côté passager. Appelez la « Fiat 500  3+1 ». Ce qui fait 3 versions au catalogue avec la berline et le cabriolet. La 208 ne peut pas en dire autant !

Côté pratique, la citadine italienne n’a ainsi plus grand chose à envier à la française. La porte arrière à ouverture antagoniste facilite l’accès à bord. Et l’absence de pied central libère une large ouverture. Pratique lorsqu’il s’agira d’installer un siège bébé.

La 208 fait néanmoins la différence en termes d’habitabilité en offrant davantage d’espace aux jambes. Logique, puisqu’elle est bien plus longue (4,06 m vs 3,63 m). Même constat côté coffre, où la Fiat ne peut pas lutter (185 vs 311 litres).

Deux esprits deux ambiances

Par contre aux places avant, c’est deux esprits deux ambiances : l’élégance à l’italienne répond au « chic moderne » à la française. La Fiat 500 étonne par sa montée en gamme, qui nous fait totalement oublier l’esprit « jouet » de la précédente génération !

Les sièges sont superbes, le confort est bon et la disparition du levier de vitesse libère de la place. En pratique, on gagne un peu d’espace un peu partout face à la 500 de précédente génération, mais on reste toujours à bord d’un véhicule assez étroit.

La révolution s’observe avec l’intégration d’une planche de bord très élégante et épurée. Très moderne aussi avec ses deux écrans multimédias de respectivement 7 et 10 pouces 1/4.

Match nul côté techno entre nos deux concurrentes du jour. On retrouve également un écran multimédia de 10 pouces à bord de la e-208. Avec aussi les mêmes défauts d’ergonomie, notamment concernant la commande de climatisation, obligeant à passer soit par l’écran, soit via des touches tactiles. Qu’avez-vous donc contre de bonnes vieilles molettes bien plus précises et rapides ?

Mais la Lionne se démarque quand même par ses matériaux et son audace : c’est moins classique grâce à son fameux i-cockpit, toujours plus high-tech avec ses nouveaux écrans en 3D. On apprécie aussi les touches piano qui surplombent la console centrale, évitant de devoir s’aventurer dans les menus du système d’info-divertissement.

La 500e peut récupérer 50 km d’autonomie en 5 minutes seulement avec un système 22 kWh et se recharger à 80% en 35mn.

320 km d’autonomie pour la 500e

Fiat propose deux versions de sa 500 électrique : la gamme débute avec un moteur de 95 ch alimenté par une batterie de 23,8 kWh. Une bonne solution pour contenir le prix d’appel ! Mais notre modèle d’essai est quant à lui doté d’un moteur de 118 ch et d’une batterie de 42 kWh offrant une autonomie théorique de 320 km. En pratique nous avons plutôt constaté une consommation moyenne de 17 kWh ce qui en extrapolant aboutirait à 250 km d’autonomie environ. Mais nul doute que c’est réalisable. Fiat promet même 420 km en cycle 100% urbain.

Difficile de juger en plein centre-ville de Turin, mais on apprécie immédiatement le confort de conduite la 500e. Le plus étonnant concerne la souplesse d’amortissement. Malgré les jantes de grand diamètre en 17 pouces, jamais la 500 n’a été aussi agréable à conduire, que ce soit sur routes pavées ou encore au passage des dos d’ânes.

Le moteur électrique délivre des performances tout à fait intéressantes avec un 0 à 100 effectué en 9,1s mais surtout un 0 à 50 km/h abattu en seulement 3,1s grâce au couple maxi délivrée instantanément.

Le surpoids de cette génération se ressent, mais le châssis élargi et la vigueur mécanique compensent largement l’embonpoint de l’italienne. Mieux, avec la batterie située dans le plancher, la stabilité est meilleure que jamais. Ainsi, on retrouve l’agilité de la 500, avec sa faculté à se faufiler dans la circulation sans mouvement de caisse exagéré.

La e-208 supporte la charge en 100 kW, et peut remonter de 0 à 80 % d’autonomie en 30 mn sur une borne de recharge rapide.

340 km d’autonomie pour la e-208

Pour sa part Peugeot annonce 340 km d’autonomie pour sa e-208 équipée d’un moteur de 136 ch et d’une batterie de 50 kWh ! Plus puissante que la Fiat donc, mais aussi plus lourde de 100 kg. Du coup, même constat que pour sa concurrente : c’est réalisable en ville, mais on tombe à 260 km en parcours mixte.

L’une des marques de fabrique de la 208, c’est son esprit sportif. Quelles que soient les versions. C’est valable pour son look, son cockpit, sa position de conduite et aussi pour ses mécaniques très souvent. Un constat qui se vérifie une nouvelle fois au volant de la e-208 qui embarque une motorisation 100% électrique offrant à sa manière un réel caractère.

Malgré les efforts de l’italienne, la e-208 fait mieux en performances, mais aussi en termes de précision et d’agilité. C’est même l’un des modèles disposant du meilleur agrément de conduite de la catégorie. En effet, l’électrification n’a fait aucun mal aux excellentes qualités routières de la 208, malgré le surpoids de la batterie.

Toujours très stable, parfaitement équilibrée, plutôt confortable aussi. L’amortissement reste très bien filtré. Niveau moteur électrique, les accélérations sont linéaires mais très énergiques avec un 0 à 100 effectué en 8,1 s et un 0 à 50 km/h expédié en 2,8 s !

Tarifs 

Bonus de 6.000 euros déduis, la 500 électrique démarre à 18.500 euros. Comptez 3.000 euros supplémentaires pour la grosse batterie. Et encore 2.000 euros de plus pour la version 3 + 1. Cela nous mène, pas très loin des tarifs de la e208 démarrant quant à elle à 26.100 euros.

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