Si le Festival de Cannes était une playlist…

mai 23, 2014   ·   0 Comments

Les souvenirs s’envolent plus vite que des avions pendant une grève, c’est une certitude. Et lorsqu’on passe deux jours au plus grand rassemblement de noeuds papillons au monde, tout ce qu’il nous reste des paillettes se trouve dans les musiques, celles qui parlent mieux que nous car il faudrait quelques pages pour raconter Cannes et son festival. Condensons le tout en une playlist classieuse.

Jeudi – 19:00

Cab Calloway – here I go dreaming again

Lunettes de soleil vissées sur le nez, cheveux grisonnant à la George Clooney. Il s’appelle Patrick, n’est pas acteur, mais notre chauffeur à la classe semblable, nous berçant de jazz cosy sous le soleil comme sous le feu d’artifice à notre arrivée en bas des marches.

Jeudi – 21: 30

Drake – Hold on we’re going home

Patrick nous abandonne devant un parterre de photographes rangés sur les bords du tapis. Nous alpaguons le commentateur de la montée pour une photographie. Même si nous peinons à savoir qui il est. Peu importe.

Jeudi – 22:00

Rappers Delight – Sugar hill gang

Tout ceci est-il bien réel ? Devons-nous nous presser ? Le restaurant n’était il pas trop copieux ? Les selfies sont-ils autorisés ? Pourquoi tant de questions se bousculent dans nos têtes comme les gens à ce moment ?

Jeudi – 22:30

Sven Kacirek – Mariae

Sur la toile blanche défilent les images de « Timbuktu » d’Abderrahmane Sissako, nous transportant hors du temps et des flashes pendant près de deux heures. Poignant. A la fin de la séance, toute la salle se lève et applaudit, encore en suspension. En bas, l’équiê du film se congratule, se prend dans les bras sous le regard d’un public conquis.

Jeudi – 1:00

Craig David – Re rewind

Le Silencio, club parisien designé par David Lynch, fait aussi trempette aux abords de la croisette. Dedans, le dj fait danser les robes de créateurs, trinquer les coupes de champagne, délacer les n?uds papillons, taper du pied la foule répartie sur les deux rooftops avec vue sur la ville et le ciel étoilé, au choix.

Vendredi – 10:30

Serge Gainsbourg – black trombone

Le lendemain, Patrick nous emmène au master classe We Love Words au Ciné Guingette. Le soleil est plus matinal que nous, et les intervenants en forme. On parle brand content, de l’importance du recrutement des talents aussi avec Dominique, CM de Renault. Pendant ce temps, nos esprits bronzent sous les tissus tendus au plafond vitré.

Vendredi – 13:00

Philipe Sarde – La grande bouffe

Ce n’est pas le ronflement des vagues que l’on entend, mais bien nos ventres qui communiquent. Direction la Villa Nesspresso, où c’est aussi le festival des papilles : le foie gras fait de l’oeil au homard dans un enlacement terre/mer, et les langoustines roulent des patins voluptueux aux ravioles.

Vendredi – 15:00

Alain Chabat et Gerard Darmon – la carioca

La café glacé n’a pas eu le temps de prendre la température exterieure. Sur la terrasse climatisée, Dominique Besnehard fait une entrée très remarquée/ Le personnage serre des pognes, donnes quelques précieux conseils à certains, encourage l’écriture aux autres, et laisse son franc parler faire le reste. A cet instant, tous ceux rassemblés autour de la table aiment les mots, qu’ils soient doux comme ceux que Dominique glisse en dédicasse de son livre, ou gros come au moment où nous les lisont.

Vendredi – 17:00

Eddy Mitchell – la dernière séance

Une dernière séance photo devant la Nouvelle Twingo. On aurait presque oublié que c’est grâce à elle que nous sommes ici, et quand bien même elle ne roule pas encore. Elle trône près du palais des festivals, sous les regards curieux des badauds, comme une star qui poserait pour quelques clichés. Il est déjà temps de repartir, les valises remplies de cadeaux, plus remplies que celles que nous avons maintenant sous les yeux. Il est temps de dormir.

Nous tirons notre chapeau (de roue cela va de soit) à l’organisation.

Cannes, fais toi belle, je reviens l’année prochaine.

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