Economie circulaire : re-cycler, re-conditionner, Re-nault !

juin 5, 2014   ·   0 Comments

5 juin, journée mondiale de l’environnement. Pionnier de l’économie circulaire, Renault prouve qu’une approche radicalement différente de la fabrication de véhicules peut être bonne à la fois pour la planète et pour les affaires. La navigatrice en solitaire Ellen MacArthur, qui milite aujourd’hui pour l’économie circulaire, approuve.

Il était une fois une planète où les carburants fossiles ne coûtaient pas cher et où les matières premières étaient abondantes. C’était l’époque de « l’économie linéaire » : les matières premières étaient extraites et transformées en produits, qui étaient utilisés, puis jetés. C’est ce système que Renault cherche, avec d’autres, à changer, en passant à « l’économie circulaire ». Et le constructeur est en train de faire de cette démarche un véritable atout face à la concurrence.

L’économie circulaire, qu’est-ce que c’est ?

Fondamentalement, l’économie circulaire, c’est le programme de recyclage parfait, où, dans l’idéal, rien ne se perd. Pour les économistes et les analystes du marché de la nouvelle génération, il s’agit d’un modèle de croissance inédit autorisant la prise en compte simultanée de deux ensembles de facteurs auparavant incompatibles : les enjeux de la croissance économique et les défis environnementaux. Un modèle qui entend répondre aux problèmes que posent notamment la raréfaction des matières premières et les variations imprévisibles des prix, en évitant de faire les mauvais compromis.

Dans l’économie circulaire, les déchets sont considérés comme une ressource. Les véhicules anciens hors d’usage sont démontés et leurs éléments sont transformés afin d’être de nouveau utilisés pour fabriquer de nouveaux produits.

Inspiré par la nature

Dans un cycle naturel, rien ne se perd. Tout est réemployé, composté ou digéré. De même, un produit manufacturé (une voiture, par exemple) peut être fabriqué pour un coût minime en termes d’énergie si ce produit est lui-même intégré dans le processus permanent de production. Au lieu de planifier la mise au rebut en fin de vie du produit, on prévoit sa réutilisation, sa réparation ou sa re-fabrication. Les véhicules de dernière et de prochaine génération font ainsi partie d’un même processus de production circulaire.

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La Fondation Ellen MacArthur

Soucieux d’inscrire dans un cadre institutionnel son engagement en faveur de l’économie circulaire, Renault s’est impliqué aux côtés de la Fondation Ellen MacArthur, avec une poignée d’autres entreprises. Fondée par la célèbre navigatrice britannique Ellen MacArthur, cette organisation s’est donné pour mission de hâter le passage à l’économie circulaire. Elle estime que l’adoption du nouveau modèle pourrait rapporter plus de 460 milliards d’euros à la seule Europe.

L’économie circulaire, outre qu’elle permet de faire face aux problèmes de la raréfaction des ressources, du réchauffement climatique et de la qualité de l’air, a donc aussi un attrait irrésistible sur le plan purement économique.

La transition de Renault

Cette année, Renault redouble d’efforts pour réduire son impact environnemental. Non content de réduire de façon drastique l’empreinte carbone de chacun des véhicules qu’il produit, le constructeur s’intéresse à leur cycle de vie dans sa globalité. Il est d’ores et déjà possible de prendre le volant d’un Renault Espace recyclable à 90%. D’ailleurs, si l’on prend la gamme actuelle de la marque, on s’aperçoit que tous les modèles sont réalisés avec 30% de matières recyclées, un pourcentage qui devrait atteindre 40% d’ici la fin 2016.

L’économie circulaire implique toutefois d’aller encore plus loin. Renault a pris la tête du mouvement, par exemple en réparant et en réutilisant ses produits. Ellen MacArthur a pu le constater elle-même en se rendant à l’usine Renault de Choisy-le-Roi. Les composants de véhicules usagés y sont démontés, pour être réutilisés.  « Une boîte de vitesses re-manufacturée qui sort de Choisy contient en moyenne 75% de pièces d’occasion mais qui ont été testées », écrit la navigatrice britannique. « Un moteur qui sort de l’usine contient quant à lui 38% de pièces d’occasion, toutes vérifiées. »

 

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Pour lire le commentaire d’Ellen MacArthur>>

Dans la même veine, Renault investit actuellement dans le recyclage de voitures aux côtés de sa filiale INDRA, qui démonte les « véhicules en fin de vie », pour en récupérer les pièces et en recycler les différents composants et matériaux.

Pour un avenir digne d’être vécu

De nos jours, parties prenantes et actionnaires savent tous qu’ils sont obligés d’avoir une attitude responsable. Renault passe aujourd’hui à l’étape suivante, en montrant que la démarche de l’économie circulaire apporte en réalité un avantage concurrentiel. Car la nouvelle logique veut que ce qui est bon pour la planète l’est aussi pour l’activité économique.

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