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Mauvaise nouvelle pour le prix des carburants


Chaque jour, environ 100 millions de barils de pétrole sont extraits des sols dans le monde. L’Opep+, comptant l’Algérie, l’Angola, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, l’Equateur, l’Iran, l’Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar et le Venezuela mais aussi la Russie, le Mexique, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, la Malaisie, Oman, le Soudan et le Soudan du Sud, produit environ 40% de ce total journalier sur la planète. Réunie à Vienne ce mercredi 5 octobre, elle vient de décider d’une baisse très importante des quotas de production de pétrole.

La baisse sera de deux millions de barils de pétrole par jour dès le 1er novembre prochain. Il s’agit là de la plus grosse réduction décidée depuis le début de la pandémie de coronavirus, même lorsque de nombreuses usines étaient à l’arrêt dans le monde à cause des mesures de confinement. Mise en place dans un contexte où les membres de l’Opep craignent que la récession mondiale puisse faire chuter le cours du baril de pétrole, elle doit permettre de le maintenir à de hauts niveaux alors qu’il se situait largement sous les 100 dollars depuis quelques semaines.

Une catastrophe pour le prix des carburants ?

Si jamais la demande mondiale venait à augmenter dans les semaines à venir, cette baisse de la production de pétrole mise en place par l’Opep provoquerait mécaniquement une forte augmentation du prix du baril. De quoi remonter à plus de 130 dollars comme au début du mois de mars ? Les membres de l’Opep en rêvent probablement, même si cela pourrait pousser un peu plus l’économie mondiale vers la récession en ces temps de crise des énergies. Et cela aura aussi forcément une action catastrophique sur les prix du carburant, au moment précis où la remise gouvernementale doit se réduire en France avant de totalement disparaître après le 31 décembre 2022. De quoi forcer nos dirigeants à la faire revenir l’année prochaine ? Rappelons que le ministre de l’économie Bruno Le Maire a récemment déclaré que dans ce cas, l’aide au carburant ne ciblera plus que les « Français qui travaillent ».

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