ESSAI DE LA CITADINE ESSENCE - Automag.fr

ESSAI DE LA CITADINE ESSENCE


C’est à peine si nous l’avons reconnue ! Pas extérieurement, mais volant en mains. Il faut bien l’avouer, la précédente Corsa, dotée de qualités routières quelconques, ne restera pas dans les annales du plaisir de conduite. Et les progrès réalisés par la nouvelle sont tels que la bonne surprise est proportionnelle. Tout comme les deux autres moteurs essence disponibles au catalogue (75 ch et 130 ch), cette version intermédiaire de 100 ch fait appel au fameux 3 cylindres 1.2 PureTech qui équipe bon nombre de modèles du Groupe PSA. Pour bien faire, nous avons opté pour la boîte automatique à huit rapports (facturée 2 200 €), également empruntée à la banque d’organes PSA. Un rapide coup d’œil sur la commande de boîte permet d’ailleurs d’avoir confirmation de son origine : c’est la même que dans la 208.
 

Une boîte auto convaincante

Longtemps réfractaires, les Français goûtent de plus en plus à l’automatisme, malgré le surcoût. Un investissement qui n’est pas une mauvaise idée, surtout pour ceux qui effectuent de nombreux kilomètres en ville ou passent de nombreuses heures dans les embouteillages. Encore faut-il que cette transmission automatique soit plaisante et convaincante. Ici, à basse vitesse, le conducteur doit parfois composer avec quelques petits à-coups. Même chose lorsqu’il enclenche la marche arrière. Mais rassurez-vous, dès que le rythme augmente, l’effet s’estompe, et les changements de vitesses s’effectuent avec fluidité et réactivité à la montée comme au rétrogradage. C’est heureux, car les rapports sont au nombre de huit… Ce qui peut paraître un peu excessif, surtout à bord d’une citadine. Mais les deux derniers tirent long et aident, notamment, à soulager le moteur sur les grands axes et, par la même occasion, à modérer la consommation.
D’ailleurs, cette dernière s’établit en moyenne à 6,5 l/100 km : une belle performance pour la catégorie, à relativiser toutefois en ville où cette valeur grimpe à 7,1 l/100 km.

À l’usage, le 1.2 manque aussi un peu de discrétion lorsqu’il est sollicité, mais il assure des reprises très correctes. Dès 1.750 tr/min, ce 3 cylindres, épaulé par un turbo, répond présent et les 205 Nm de couple permettent à la Corsa de s’extraire assez facilement du f lux de la circulation. Cette motorisation permet aussi d’entre-prendre allègrement de plus longs trajets. Sur autoroute, à 130 km/h, la Corsa se révèle même reposante et sécurisante. Pour cela, elle bénéficie, de série, de nombreuses assistances à la conduite, comme l’aide au maintien dans la voie, la lecture des panneaux ou le régulateur de vitesse. Pour 550 € de plus, ce dernier devient même adaptatif, comme sur une familiale de plus haut standing : la petite Opel ne se refuse plus rien et ces équipements offrent plus de sérénité encore à la conduite.

Un châssis réglé aux petits oignons

Mais c’est sur route, et notamment sur parcours sinueux, que la Corsa nous a le plus étonnés. Même si les performances ne sont pas toujours au rendez-vous, les 100 chevaux suffisent amplement et l’Opel gratifie son propriétaire d’un réel plaisir de conduite. Grâce à son châssis réglé aux petits oignons et un train avant très efficace, elle fait preuve d’une agilité assez surprenante dans les enchaînements de virages. Dans ces conditions, elle n’a vraiment aucune leçon à recevoir de sa version originale, la Peugeot 208. Les prises de roulis sont moins prononcées et elle vire à plat. Le revers de la médaille, hélas, est un confort de suspensions plus ferme que celui proposé par la sochalienne. Mais rien de rédhibitoire…
À bord, en revanche, changement de registre par rapport à la 208 ! Ici, le style de la planche de bord n’a rien de spectaculaire, ni de futuriste. Malgré un équipement de série assez complet, l’environnement de conduite est très classique, voire un peu trop austère. En tout cas, il n’a ni l’originalité, ni la fantaisie de celui de la Peugeot, ni même la classe plus bourgeoise de celui d’une Clio. Preuve en est, la présentation très sommaire de l’écran tactile central. Cela dit, ce dernier se révèle aussi lisible que facile à utiliser. La qualité de fabrication n’est pas non plus au niveau des références citées.

Outre de nombreux plastiques durs, nous avons noté des ajustements un peu moins rigoureux. Fort heureusement, une fois installé, le conducteur occulte ces petits défauts. En effet, la position de conduite particulière-ment agréable, associée à une ergonomie certes plus simple, mais beaucoup plus intuitive et facile à appréhender que celle de la 208, fait qu’il se sent plutôt bien au volant. Surtout, un œil attentif aux tarifs affichés permet de pardonner la présentation moins valorisante. À motorisation et équipement comparables, la Corsa tape moins au porte-monnaie. Et pas qu’un peu. Cette version GS Line trouve peu ou prou son équivalent dans la livrée GT Line de la lionne, facturée pas moins de… 3 300 € de plus. Certes, la dotation de série de cette dernière comprend quelques équipements supplémentaires, mais rien à la hauteur de la somme réclamée.

Le bémol ? Son habitabilité

Évidemment, puisque la Corsa reprend la même base technique que la 208, elle ne bat aucun record d’habitabilité dans la catégorie et s’inscrit dans la moyenne. Elle ne ménage pas plus d’espace aux jambes pour les passagers arrière. Toutefois, si ceux-ci ne toisent pas plus de 1,80 mètre, ils n’auront probablement pas trop à redire sur la place disponible. Idem au niveau du coffre, qui avance le même volume que celui de sa cousine (340 dm3) et se révèle assez grand pour les tâches quotidiennes.

Le bilan de L’Auto-Journal de l’Opel Corsa

Par ses progrès et qualités, la nouvelle Corsa n’a aucun mal à faire oublier l’ancienne. Elle avance un comportement routier plaisant, sain et sécurisant, et un ensemble moteur/boîte automatique efficace. Les 100 ch suffisent au quotidien et la réputation de la boîte EAT8 n’est plus à faire. Dommage que l’Opel soit un peu ferme en confort et affiche une présentation intérieure plus banale.

+
Agilité surprenante
Agrément de conduite
Moteur suffisant


Confort moyen
Moteur un peu bruyant
Qualité de fabrication

Photo : A.Cortesi / EMAS

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