L’inscription au permis de conduire en ligne est lancée

L’inscription au permis de conduire en ligne est lancée

Échappant à la politique des quotas par établissement, l’inscription sur le Web à l’examen qui crispe tant les auto-écoles sera bientôt expérimentée.

Les députés ont donné leur accord le 21 mai 2019 en commission pour expérimenter la possibilité pour les candidats de s’inscrire directement en ligne à l’épreuve pratique du permis de conduire. Il s’agit d’une liberté accordée dans le cadre de la réforme voulue par le gouvernement.

Cette mesure est l’un des points de crispation des auto-écoles traditionnelles, qui se sont mobilisées sur les routes lundi autour de Paris, aux côtés des taxis et des ambulanciers, pour protester contre le projet de loi sur les mobilités, examiné actuellement au Palais-Bourbon, un texte dénoncé comme « toxique » et « fait pour les plateformes ».

L’expérimentation de la « désintermédiation » figurait parmi les recommandations d’un rapport de la députée LREM Françoise Dumas.

« Cela s’inscrit dans la logique de faciliter l’accès au permis de conduire », a souligné la ministre des Transports, Élisabeth Borne, qui a fait adopter cet amendement du gouvernement en commission sans débat.

Concrètement, une plateforme de réservation par Internet des places d’examen sera créée, a expliqué Mme Borne. Elle permettra aux candidats, « soit par le biais de leur école de conduite, soit par eux-mêmes », de réserver une place d’examen. Celle-ci sera attribuée nominativement, « sans quota ni classement autre que l’ordre d’inscription », selon l’exposé des motifs de l’amendement.

Baisser le coût de 30 %

Dans les départements concernés, la méthode nationale d’attribution des places d’examens pratiques ne sera donc plus appliquée. Cette méthode prévoit que les préfectures attribuent chaque mois un quota de places à chaque école, non pas en fonction de son nombre d’élèves inscrits, mais du nombre de ceux qu’elle a présentés à l’examen, au cours des douze mois qui précèdent, une première et une seconde fois.

Sur les conseils de son formateur, le candidat sera donc « en mesure de choisir son centre d’examen, une date et un créneau horaire parmi les disponibilités proposées et de planifier sa formation en conséquence afin de se présenter avec les meilleures chances de succès », précise l’amendement.

Après évaluation de cette phase de test, le gouvernement aura la possibilité de généraliser le dispositif par ordonnance.

Les députés ont par ailleurs adopté un mécanisme de sur-amortissement fiscal pour encourager les auto-écoles à se doter du simulateur de conduite, sur proposition de Françoise Dumas. Laurianne Rossi (LREM) a quant à elle obtenu que soit appliqué un taux réduit de TVA à 5,5 % sur la formation au permis, afin d’en réduire le coût.

Par sa réforme, le gouvernement souhaite que le prix moyen du permis de conduire diminue de l’ordre de 30 %.

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